A M°" DE LAMARTINE
Dans ma prière au Dieu que l'univers adore.
Je disais souvent, jeune encore :
Toi j de qui l'on dit tant de bien , Si, pour consoler Thomme , ici-bas où tout change
A chacun tu donnas un ange ,
Par pitié 1 montre-moi le mien !
Ta présence fut prompte à rassurer mon âme :
A ton aspect , ô noble femme !
Croyant ^oir un ange des cieux; Je te fis le récit de mon cruel martyre ;
Et les sons touchant de ma lyre
De larmes remplirent tes yeux.
Tu me fis oublier que j'étais orpheline ,
Épouse du grand Lamartine!
Et je pus croire au lendemain, Quand ta bouche me dit que j'avais une amie ;
Quand , pour me guider dans la vie ,
Tu yins m'offrir ta noble main !
Et depuis, je ne vois partout dans la nature
Que fleurs , ruisseaux , gazons , verdure ;
Je crois que mes maux vont finir l Une nouvelle vie à mes yeux se dévoile.
Ton nom , comme la belle étoile ,
Brille au ciel de mon avenir.
On