‹ Marie Simon drame en cinq actesChapitre 39 sur 90 · KAMI · texte numérisé non relu

KAMI

Seule avec lui I

roger, s'élançant r tri elle.

Seule. . . et en mon pouvoir !

marie, tombant à genoux.

Par pillé, monsieur! par pitié pour vous-même ! oui, je vous demande à genoux de ne pas dire infime (

ROGER

Prières, larmes, j’ai tout prévu, el je suis résolu à tout braver, parce que je t’aime, Marie, perce que je sais que tu m’aimes k ion tour. . .

marie, se relevant avec indignation.

Moi, en ce moment, je vous méprise I

ROGER

Est-ce que l’on passe ainsi tout h coup do la passion au mépris?. . . Je no to crois pas, Marie, je ne to crois pas.. . (fl veut l'enlacer dans ses bras.)

marie, avec énergie.

Arrêtez, monsieur, arrêtez. . . C’est ici que j’ai vu mourir volro mère I

RO«En, reculant.

Ma mère, ici !

marie.

Oui. . . Et dans ce lion même, pou do jours avant sa mort, voilfi ce qu’ello m'avait donné. . . [Elle lui montre le livre de prières.)

ROGER

Ce livre... je me souviens... c'est sur ce livre qu’olle me faisait prier dans mon enfance !

marie.

Ah! vous le reconnaissez?.. . Eh bienl (lui montrant la première page) Usez, lisez, monsieur 1

roger, prenant le livre et lisant.

* A ma filleule, Marie Simon... » Oui c’est bien 1k son écritum cli*' rie .. (M arte lui fait signe de noursuivre sa lecture et ilrepnud ) « La seconde mère de i orpheline, c'est sa marraine. Dans les » jours d'afliction, Marie, lien? à moi, avec ce livre, témoin » des serments que j'ai faits pour toi dans ton enfance... viens » h moi, ou keeux des miens qui m’auront survécu... et par mol » ou par eux, tu cesseras d'être malheureuse... »

MARIE

Eh bien!... monsieur?

rocf.r, embrassant le livre arec émotion, le rend à Marie, puis

saisissant la clef, tl ta ouvrir la porte du fond, en pousse les

deux battants et dit : ,

Marie, vous ôtes libre...

MARIE

Libre.. . ah !. . ( Elle court au fond, puis portant le lit re à ses lèvres, pendant que Roger tombe sur un siège.) Merci, merci, ma bienfaitrice I...

rogkr , se laissant tomber tur un fauteuil, et fondant en larmes.

Ma pauvre mère! (La toile fontM.)

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