KAMI
Seule avec lui I
roger, s'élançant r tri elle.
Seule. . . et en mon pouvoir !
marie, tombant à genoux.
Par pillé, monsieur! par pitié pour vous-même ! oui, je vous demande à genoux de ne pas dire infime (
ROGER
Prières, larmes, j’ai tout prévu, el je suis résolu à tout braver, parce que je t’aime, Marie, perce que je sais que tu m’aimes k ion tour. . .
marie, se relevant avec indignation.
Moi, en ce moment, je vous méprise I
ROGER
Est-ce que l’on passe ainsi tout h coup do la passion au mépris?. . . Je no to crois pas, Marie, je ne to crois pas.. . (fl veut l'enlacer dans ses bras.)
marie, avec énergie.
Arrêtez, monsieur, arrêtez. . . C’est ici que j’ai vu mourir volro mère I
RO«En, reculant.
Ma mère, ici !
marie.
Oui. . . Et dans ce lion même, pou do jours avant sa mort, voilfi ce qu’ello m'avait donné. . . [Elle lui montre le livre de prières.)
ROGER
Ce livre... je me souviens... c'est sur ce livre qu’olle me faisait prier dans mon enfance !
marie.
Ah! vous le reconnaissez?.. . Eh bienl (lui montrant la première page) Usez, lisez, monsieur 1
roger, prenant le livre et lisant.
* A ma filleule, Marie Simon... » Oui c’est bien 1k son écritum cli*' rie .. (M arte lui fait signe de noursuivre sa lecture et ilrepnud ) « La seconde mère de i orpheline, c'est sa marraine. Dans les » jours d'afliction, Marie, lien? à moi, avec ce livre, témoin » des serments que j'ai faits pour toi dans ton enfance... viens » h moi, ou keeux des miens qui m’auront survécu... et par mol » ou par eux, tu cesseras d'être malheureuse... »
MARIE
Eh bien!... monsieur?
rocf.r, embrassant le livre arec émotion, le rend à Marie, puis
saisissant la clef, tl ta ouvrir la porte du fond, en pousse les
deux battants et dit : ,
Marie, vous ôtes libre...
MARIE
Libre.. . ah !. . ( Elle court au fond, puis portant le lit re à ses lèvres, pendant que Roger tombe sur un siège.) Merci, merci, ma bienfaitrice I...
rogkr , se laissant tomber tur un fauteuil, et fondant en larmes.
Ma pauvre mère! (La toile fontM.)