R8AIM
Son argent. Il avait de l'argent, lui I...
MARIE
Mon père, je puis enfin, jo dois tout vous dire t... Ce jeune homme, cet étranger... il aime votre fille, et il en est aimé.
SIMON
Aimé!
F.h bien I otmoi donc?
MAHIE»
Vous!... Pardon, monsieur Urbain, pardon, je suis une honnête fille, et vous laisser ignorer la vérité, ce serait vous tromper ... Je ne le veux pas.
URBAIN
Comment I c’est là la réponse qui m’attendait... quand je niante Ih mon voyageur pour venir la chercher plus vile!... J'apprands qu’on me préfère l'oiseau de passage !
■ MARIE
Mon Dieu! vous dire comment et pourquoi je l'ai aimé, lui plutôt que vous, monsieur Urbain... en vérité je noierais pas... t’est plus fort que moi, c’est sans le vouloir. On ne s'aperçoit pas d’abord... on ne so rend pas compte de co qu’on éprouve...
URBAIN
C'est vrai, ça m’est venu comme ça...
MARIE
On voit à la fête du pays... Tenez, c’était il y a trois mois, mon père...
URBAIN
Trois mois!... J'avais la bêtise d’être absent!...
marie.
Ou voit un jeune hommo, pàlo et triste, qui ne vous quitte pas des yeux... Et malgré toi, on est émue de son émotion, de sa douleur qui semble si vraie. Il vous invite, on accepte... et sa main tremble dans la vôtre... La soirée s’écoule ainsi, et bien vile ., sans qu'on se dise rien, et pourtant il semble à la fin du bat que depuis longtemps ou se connaisse, cl qu’on ait du chagrin de se quitter... Puis avant de partir, il vous demande voire nom, il s’arrête devant un des marchands de la fête, et il choisit.. . (Elle tire de ta poche un petit flacon.)
SIMON
Qu’est-ce que cela ?
MARIE
U y a là, vous dit-il, un chiffra composé de deux lettres, la promièro do votre nom, la première du mien... Marie! Roger!...
URBAIN
Vous savez donc Ure à présent?
Je répète ce qu’il m’a dit
" SIMON
Et tu as accepté, mon enfant?
MARIE
Je voulais refuser. J’ai vu dans ses yeux de grosses larmes... alors, pendant que j'hésitais à le lui rendre... il avait disparu...
SIMON
Et dopuis?
URBAIN
Oui, depuis?
MARIE
C’est à peine si je l’ai revu, tant je me suis efforcée de l’éviter, de le fuir. Vous étiez souffrant, mon pèro, je tremblais pour vos jours, et je me serais reproché d’avoir une pensée, une seule qui no fût pas à vous. Mais aujourd’hui, aujourd’hui que vous êtes sauvé, que le ciel vous rend à mon amour, j’ai ôté heureuse de le revoir, de m'assurer qu’il m’aimait toujours et que sa tendresse était sincère.
• urbain, teeouant la tête.
Sincère !...
marib, à ton père
Vous-même, ne l’avez-vous pas entendu ? il veut se fixer dans ce village... il ne peut plus vivre ailleurs, et il est résolu à y passer toulo sa vie... Ah ! j’ai compris ses regards bion plus quo ses paroles... Ses offres de service, il Us faisait au père de celle qu'il aime... Et moi, moi, en vous disant d’accepter, je lui disais à lui que je consentais à être sa feramol
SIMON
Sa fommel...
Jarnit Et c’est comme ça qu’elle m'aurait aimé si co gredin de militaire...
SIMON
Allons, tais-toi, Urbain ; sois homme et ne te désole pas comme un enfaut. C'est une fille sage et raisonnable, et lo choix qu’elle a fait, il faut bien quo je l’approuve.
URBA1M.
Merci I
MARK
Mon bon père !
naos.
Vient a y en moi, mon garçon, noua allons payer ensemble 1o collecteur. Vient; »i lu ires pat mon gendre, lu sei&s toujours mon ami.
tiRBAttt, en sortant avec Simon.
J'aurais mieux «imo être votre gendro et ne pas dire... non, ro nVvl pas ça que je voulais dire. (Il ditporaft par ta droite arec Simon. Roger guette leur départi et Marie , après avoir reconduit son père, descend lu scène pour rentrer dan « / i rhnnmière )