‹ Marie Simon drame en cinq actesChapitre 83 sur 90 · AR1ANI · texte numérisé non relu

AR1ANI

Oui.

HAUlfcOUR;

J'en suis enchanté.

A peine je l’ai vu Jadis dans son enlance.

Je veux taire avec lui plus ample connaissance.

arnould, bat o Mariant.

Won directeur dtl Matis ’•

«ARIANE, bat.

O tidl

■■AuaéJouB, allant à Arnould.

UmbrasBons-nous.

{Le reconnaissant.)

Abl grand Dieu I

ARNOULD , é part.

Je suis pris.

asAuaûoUR *.

Guminent, Monsieur, o’eat vous.

Que vois- je ?

.paru.

Qui., que... sanB cet habit je croirais reconnnttre...

Mais êtes-vous bien sûr d être... do ne pa» àtro...

Je dis bien, d'être fils de mon tmi Poisson?

ARNOULD

( A part.) ( U se met à bègayn.)

Dépiium* notre voix. Monsieur... aucun Wup...çoo,

N’a januii'... attaqué... la... vertu de... ma mère,

Et j’ai toujours... passé... pour te flis de mon..

BRAUSÉAOUK.

J’en suis bien convaincu; puis maintenant je vois..*

Et d'abord ce n’est pas le mémo son de voix,

Ni la mémo fsçon de parler : mais du reste.

C’est une ressemblance..! oui, jo vous h* proteste.

Si vous ne cn’afOrmiez que vous n’ète- p- iui,

Je vous ferais an Mans retourner aujourd nui.

ARNOULD

Je ne... vous entends pas : au Mans! ... qu’irais-je faire? REicséioca-

Héjoindre ma troupe.

ARNOULD

Ah !... Monsieur est... militaire?

BIAUSdJOtiR.

Noo, je suis directeur du théâtre du Mans* pLRflOULO.

Di.. .recteur?

REArséiOtlH.

Au mépris de soa e g igeroènt'}

Mon Crispin s’eet enfui vers Paris.

ARNOOLD.

C'est in...fâmes

•BAQSilOUR.

N’est-ce pas! si je puis le trouver, sur mon ûme,

U s’en repentira.

ARNOULD

Pourquoi ce gar...nement-

A4-il... fui.

ItAÇSÉJOl'R.

Je ne sais; Monsieur, apparemment.

De voir la capitale avait la fantaisie.

Eh bien, de ce Crispin vous êtes le Sosie,

Btje vous aurais pu» pour son frère jumeau.

Pourtant vous êtes mieux; oui, car il n'est pas beau.

Tant pis I

BRAOStlOUR.

Quand vous parlez, la ressemblance cesse.

ARNOOLD.

Tant mieux.

RIAlSftJOOR.

Je puis, je crois, sans que cela vous blesse, Dire qu'il n’est point... bèguo.

ARNOOLD.

Et je le suis un pou.

J’en ai douté longtemps..., je vous en fais l’aveu.

Mais j’en fus convaincu dans la dornière guerre,

Par certain incident qui ne m'amusa guère.

Un... poste dangereux était... gardé... par moi Avec., quelques soldats... quand tout & coup je vol L'enneuu... plus nombreux... qui...

SBAOSÙOUR-

Venait vous surprendra.

ARNOULD

Ma... troupe n’était... pas disputée à... se rendre,

Ni moi non plus... : soudain à mon... commandement.

Mes hommes près de... moi se rangent... vaillamment; Au... combat, a la mort chacun d’eux se... dévoue. BIACSéJOUR.

Très-bien.

ARNOOLD.

Oui , mais i... peine avais-je dit : En jouet Ma langue s’embarrasse, et... jamais, ventreblnul Je ne... pus... parvenir à leur commander. . l'eu!

Et... tous... ils restaient lé, le... firtil A l’épaule,

San* tirer.

RRAOSéiouR, m riant

LA FAMILLE POISSON

0>»s parfait!

ARNOULD

Cela ne... fut point... drôle,

Mon cher... Monsieur... voyant que noua ne... tirions pas, Les ennemis... vers noos s'avancent à... grands pu* esAcsÉJOcm.

Certes, l'occasion pour eux était fort belle.

ARNOULD

Et tandis qoe je... chercha en vain le mot... rebelle.

On nous... cerne, on nous... fait loua., prisonnière. UAtis&ooa.

Vraiment?

AILS OC LO.

Ge... fait d’armes... m’a nui pour mon avancement-

RRAUSéJOOR.

le le crois : l'anecdote est assez singulière.

ARNOULD

Oui... voyez à quoi... lient. Monsieur, une:., carrière. Du g ranci nom d’Alexandre on est - . presque effrayé : Parlerait-on de lui, s’il avait bégayé?

braumüoub, à parti Il est très-amusant.

MAftiAXs, à part.

Quelle folle ceprelle!

A quoi bon débiter cette fable nouvelle 1 IBAOSÉJODl.

Où donc est le cher Paul ? je no l'aperçois pas :

C'est pour lui que je suis revenu sur mm pas.

N'ayant, pour m'appuyer personne u la pulice, l'ai pensé qu'il pourrait me rendre un grand service. Monsieur le- Lioutenant ost furt connu de lui :

S’il Vi-ut a son hôtel me oonduire aujourd'hui, le serai sur son nom admis à l'heure même;

Et ce point est pour moi d'une importance extrême.

Mon théâtre du Mans souffre de mon départ :

l'y voudrais retourner dans trois jours au plus tard; ARNOULD.

Je... comprends.

MAiriéjooa.

De mon temps je oo suis pas le maluo,

Et Paul...

BZADSirOCD.

Au théâtre peut-étro ?

ARNOULD

Non.

BRACSF.JOCV

Ma» où donc alors?

ARNOULD, le ue sais pas.

■AR1ANB.

Ni moi

iBAuséroua.

Je vois donc seul tenter l’aventure, et ma foi Nous verrons, (fias.) Vous étiez a genoux, jïmagmo.

Pour attendrir le cœur de la rhérn cousine.

Elle est charmante 1 (A part.) Hélas! pouf lui quel coup fatal, \ S’il apprenait qu’il a mon Crispin pour rival !

Pauvre Arnould 1... après tout, aimer qui lui ressemble»

C'est aimer son amant doublement, co me semble.

(//aut.) {A Raymond gu» entré,)

Je me sauve; A tantôt. Monsieur, votre valet; le ru viendrai souper.

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