‹ Marie Stuart en Écosse drame historique en cinq actes, et douze tableauxChapitre 53 sur 82 · SCÈNE VI · texte numérisé non relu

SCÈNE VI

Les mêmes, DOUGLAS.

Pas encore.

BOUCLAS.

BOTHWELL

Douglas, je vous croyais à votre château DOUGLAS.

J'en viens.

de Loch le v en.

BOTHWELL

Enchanté de vous revoir, mon cher... permettez que je me retire.

DOUCLAS.

Un mot seulement... Quand ai -je quitté ta cour, le savezvous ?

BOTHWELL

Autant qu'il me semble, ce fut peu de jours après l'affaire du chanteur... Au fait, pourquoi donc êtes- vous parti?

DOUGLAS

' Je suis parti, parce que je voulais voir jusqu’où tu pousserais l'audace et l'infamie.

BOTHWELL

Vous me tutoyez!

DOOGU8.

Je n'ai jamais tutoyé que mes valets.

BOTHWELL, raillait.

C'est bien de l’honneur que vous leur faites, milord.

DOUGUS.

Tu railles quand je* t’outrage... Je sais bien que je n'arriverai pas facilement avec toi où je veux en arriver; mais, sois en certain, j'y arriverai.

BOT1WELL

Voyons.

CALCUAFT, à part.

Nous allons rire.

DOUGLAS

Bothwell, depuis que la reine Marie est montée sur le trône d'Ecosse, je ne t’ai pas quitté des yeux; attaché au moindre de les pas, surveillant les gestes, épiant tes patate, j’ai enfin saisi, deviné le but vers lequel tu marches; et, sur mon âme, telle esl U profondeur , telles sont les ressources de ton esprit et de ta perfidie, que saris moi je crois que tu y parviendrais.

BOTHWELL, caluant.

Grand merci .. après?

DOUGLAS

Après, tu as déjà cause bien des malheurs et drs crimes :TÉcwse en pleure et la reine Marie en souffre. C’est assez, me

voici... (il j«4l« ton maatrau et u loque, et tire ton épée.)

bothwell, tient.

Un duel!... Ah çà! mou dur, vous avez une rage singulière : dYspadoiincr dan> les demeures royales; à Saint-Germain, vous vous en êtes déjà pns à ce puuvre monsieur de Chatelurd.

DOUGLAS

Chutelard !

BOTHWELL

A Stirling, vous vous jetez à ma traverse... Par Saint-Jar- ' que»,., la paix.

DOUGLAS

Cbatel.ird !... Tu as tort de me rappeler ce nom en un moment pareil... je le vengerai.

BOTHWELL

Pas sur moi, je suppose, je ne me battrai point... ici, du moins.

douglas.

Oh! uue si, lu te battras et sur-le-champ encore. Et h preuve, la voilà? (il le soufflette.)

bothwell, tri«.caime.

An! ah!... vous avez une manière de vous v prendre à !aqui Ile un ne peut rim refuser... seulement c’esi un peu brutal... Ln garde, dune, et leticz-vou* bien, car je v* u< ui vu tirer, et par tous les diable» d'enfer qm* vous rejoindrez lotit à lin-un;, je tire mieux que vuus, votre affaire est claire, (il .ie f »iue.)

. , BOUCLAS.

Mais tu n’as donc pas de sang dans les veine», qu’il ne t'en vient pas au visage, (u ratuqoe.)

BOTHWELL, parant.

Calcraft, mon fils, sois témoin... Ij? sang-froid dans les armes est la première de toutes Je» qualités, mon Georges... bien riposté...

CALOLAFT.

Maître, jouez serré!

DiiUGLAS, le touchant au bru.

Blessé! tu es blessé!,..

BOTHWELL, thaagetiil de triin.

Et toi tu es mort... paré encore... mortdieu! (u ierr>d t (Md,

Doaglu para « km applique un coup de pom-.irju tur la Pète, Ü.4hw«U l«nk)

DOUGLAS, lui poMMl la p»lnle de ton Epéf b la gorge.

Jure Dieu, que tu quitteras I Éc*see, et je le donne la vie.

BOTHWELL

Non. (Calerait qui a aaiai L'épe* de BulhweU .eut le défendre.)

CALCUAFT.

Du secours! à l’aide!

DOUGLAS, à Calcraft.

Un geste, un pas, et je le tue... veux-tu jurer sur ia sainte croix?

BOTHWELL

Non.

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