‹ Marie Stuart et Catherine de Médicis: étude historique sur les relations deChapitre 132 sur 215 · CASTELNAU QUITTE L* ANGLETERRE · texte numérisé non relu

CASTELNAU QUITTE L* ANGLETERRE

de son ambassade que la conscience d'un devoir loyalement accompli et Testime d'Elisabeth, qui , dans cette lutte corps à corps , avait pu apprécier son caractère et ses talents. EDe écrivait au roi de France * : « Il est digne de manier une plus grande charge. » Malheureusement elle s'adressait à Henri III.

De retour en France , Gastelnau , dépouillé du gouvernement de Saint-Dizier par le duc de Guise, persécuté par la Ligue qui pilla ses biens , accablé de chagrins domestiques et parvenu à l'âge de soixante-six ans , ne montra pas moins d'énergie pour la défense des principes d'ordre et d'intérêt national. Il combattit sous les drapeaux de Henri III et de Henri IV. Ce dernier reconnaît , dans une ordonnance du 26 avril 1590*, « le service que lui fait ordinairement le sieur de Mauvissière au péril de sa vie, avec grande dépense. » Gastelnau mourut à soixante-douze ans , en 1592 , avant d'avoir vu le triomphe de la cause à laquelle il avait tout sacrifié. On regrette le silence des historiens contemporains , et principalement celui de de Thou , qui a dit si bien' : « Je ressens un vrai plaisir quand je puis transmettre à la postérité les noms des hommes que je crois dignes de l'estime publique. » Ce n'est que près de trente ans après la mort de Castelnau que son nom reparaît avec honneur par la publication des mémoires qu'il avait écrits pour son fils*, et qu'il terminait par cette phrase si remarquable dans un siècle d'intolérance ; « Tu connoîtras par ce qui est advenu que le

triginta sigillorum; en 1584 » trois traités : 1" La Cena de le Ceneri; 2* Dé la Causa; S** De Vinfinito universo e mondi, La dédicace de la Cena de le Cen«rt appelle Gastelnau : Vunico refugio de le muse; édit. Wagner, de Leipsig, 1830. t. I, p. 122.

1. Lettre du 8 sept. 1585, ms. de la Bibl. imp., f. Golbert, n* 470, foL 152.

2. Le Laboureur, Âddit, aux Mémoires de Castelnau^ U lU, p, 109, édit. de 1731.

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