‹ Marie Stuart et Catherine de Médicis: étude historique sur les relations deChapitre 14 sur 215 · FRANÇOIS I*' ET JACQUES Y · texte numérisé non relu

FRANÇOIS I*' ET JACQUES Y

Cependant François I*', auquel la majorité des Écossais avait fourni un secours utile et si désintéressé, parut oublier ses alliés dans le traité de Londres qu'il signa avec Henri YIII, en 1526, sans offrir à Jacques V l'association stipulée par le traité de Rouen*. Henri VIII, voyant la France occupée de projets contre l'Espagne et liée par le traité de Londres, crut les circonstances propices pour envahir l'Ecosse. Mais, sur la réclamation de Jacques V, François !•' se hâta d'intervenir. Ce roi , qui cherchait des alliés dans les contrées lointaines , au nord de l'Allemagne , et jusqu'en Danemark et en Suède , ne pouvait sacrifier les anciens et fidèles amis de la France. Son envoyé , Guy Fleury , ménagea , en 1633, un traité entre l'Angleterre et l'Ecosse*, et fortifia l'influence de la France dans ce pays. Aussi, lorsqu'en 1534 on s'occupa du mariage de Jacques V , ce fut en vain que Charles-Quint et Henri VIII cherchèrent à gagner le prince écossais en lui faisant épouser une Espagnole ou une Anglaise; il préféra une Française. Il demanda la seconde fille de François P' , et , après quelques difficultés qui tenaient à la santé de cette princesse , il l'obtint et vint l'épouser en France, en 1537'. La mort prématurée de la jeune reine ne rompit pas le lien d'amitié qui unissait les deux pays. Elle fut remplacée par une autre Française , Marie de Guise , qui , vers la fin de l'année 1542 (8 décembre), donna naissance à Marie Stuart. Six jours après , Jacques V succombait victime du chagrin plus encore que de la maladie. Des révoltes continuelles fomentées par Henri VIII , l'invasion et les ravages des Anglais en Ecosse avaient abattu son courage et préparé sa mort prématurée. L'alliance française avait sans doute prévalu sous son règne , mais déjà le parti anglais s'était orga-

a rapiant, ac destitutos externis auiiliis toto virium suarum molimiDe in- « cautos opprimant. » Ibidem, p. 449-450.

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