‹ Marie Stuart et Catherine de Médicis: étude historique sur les relations deChapitre 87 sur 215 · EXPÉDITION DE BELGIQUE · texte numérisé non relu

EXPÉDITION DE BELGIQUE

Rosny, La Rochefoucauld servaient sous le catholique BironS à côté de l'Anglais Norris. Cambrai leur ouvrit ses portes, et l'expédition commença sous les plus heureux auspices. Cette guerre détourna pour longtemps Philippe II de ses projets contre l'Angleterre. L'Irlande, où il avait allumé la guerre civile', fut domptée, et Elisabeth, n'ayant plus à redouter les attaques de l'Espagne , tratna en longueur les négociations matrimoniales, amusa par des fêtes brillantes l'ambassade solennelle que lui avait envoyée Henri UI *, et finit par la congédier avec un contrat de mariage dérisoire, « le donnant d'une main et de l'autre l'arrachant *, » pour me servir des paroles d'un des ambassadeurs, le secrétaire d'État Pinart».

Il devint alors évident pour tous qu'Elisabeth n'avait voulu que compromettre la France avec l'Espagne, éloigner le danger de l'Angleterre et rejeter cet orage sur le continent. Catherine, si longtemps fascinée par l'espérance d'un brillant mariage, se plaignit avec amertume : « J'ai un extrême regret et déplaisir maintenant de voir que ce que j'avois et de si bon cœur désiré pour le plus grand contentement qui m'eût pu advenir en ma vieillesse se va conduisant de la sorte que je n'ai comme plus d'espérance •. » Les lettres du roi signalaient trop tard la tactique d'Elisabeth , qui dissimulait avec l'Espagne, et sous main lui suscitait des enne-

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