‹ Marie Stuart, son procès et son exécution, d'après le journal inédit de Bourgoing, son médecin; la correspondance d'Amyas Paulet, son geôlier, et autres documents nouveauxChapitre 223 sur 226 · PUBUB POUR LA PREMIERE FOIS D APRES UN MANUSCRIT DU SEIZIEME SIECLE · texte numérisé non relu

PUBUB POUR LA PREMIERE FOIS D APRES UN MANUSCRIT DU SEIZIEME SIECLE

Le manuscrit du Journal de Bourgoing, qui est entre nos mains, n'est point une minute, mais une copie du seizième siècle faite sur Toriginal. Le copiste, dans sa précipitation on sa négligence, a mal lu nombre de passages et commis quantité d'erreurs. Nous avons collationné attentivement son manuscrit avec un savant archiviste -paléographe de nos amis, M. Guigue, et nous avons eu soin d'en relever, autant que possible, toutes les erreurs. Indépendamment des noms propres qu'il a mal lus ou qui étaient mal orthographiés sur l'original , le copiste a tronqué plusieurs phrases et plusieurs mots, sans parler de ceux qu'il a omis. Le plus souvent nous avons laissé tels quels dans le texte ces mots et ces phrases altérés , en ayant soin de les rectifier dans les notes autant que possible. Parfois, pour rendre la lecture du Journal plus facile , nous avons restitué entre deux crochets les mots oubliés ou altérés, lorsque l'erreur était évidente et que le sens général de la phrase nous dictait, pour ainsi dire, le vrai mot, ou le membre de phrase oublié. Quant aux noms propres, nous les avons presque toujours laissés dans le texte tels qu'ils sont tombés de la plume du copiste , en nous attachant à les reproduire dans les notes avec leur véritable orthographe , et en indiquant la qualité ou la fonction des personnages. De plus,

lorsque Fauteur a négligé dans sa rédaction d^indiquer les noms des interlocuteurs, nous avons eu soin de les placer entre deux crochets.

Outre ces notes rectificatives , nous avons eu soin de signaler par d'autres notes toutes les parties inédites du Journal, et, pour celles qui n'offrent que des variantes, de rappeler au lecteur les documents contemporains avec lesquels on peut les conférer. Cette comparaison nous a conduit, notamment en ce qui touche la correspondance de Paulet , à la preuve évidente de Tauthenticité du Journal. Les événements les plus secrets qui se passent dans la prison de Marie Stuart sont racontés d'un côté par le geôlier, de l'autre par le serviteur de la reine , souvent de la même manière et aux mêmes dates , suivant le mode de supputer du calendrier anglais. Des notes, où nous avons rapproché les deux textes, feront partager, nous l'espérons, notre entière conviction au lecteur. Enfin, nous avons eu soin d'appeler son attention sur plusieurs passages caractéristiques qui prouvent que le Journal ne peut avoir été rédigé que par le médecin de la reine d'Ecosse.

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