‹ Marie Stuart, son procès et son exécution, d'après le journal inédit de Bourgoing, son médecin; la correspondance d'Amyas Paulet, son geôlier, et autres documents nouveauxChapitre 68 sur 226 · CHAPITRE SIXIEME · texte numérisé non relu

CHAPITRE SIXIEME

Quelle ne fîit pas Tëmotion de Marie Stuart à la vue de cette ^ vieille forteresse, ancienne prison d^État, toute pleine de funèbres souvenirs ! Quelques mois avant sa translation , elle avait déclaré qu'on ne la conduirait à ce lieu d'borreur, a hors que ce fût liée avec des cordes de char et traînée de force * ». Sa conviction que son nom était étalement destiné à compléter la liste des victimes de Fotheringay lui arracha, lorsqu'elle en aperçut les sombres tours du bout «de l'avenue, cette triste exclamation : Perio! « Je suis perdue * ! »

^ Miss Stuickland, t. VU; Histoire de Marie Stuart, de Jules Gauthier, t. II.

^ Jules Gauthier, t. II. k Aussitôt, dit Miss Strickland, que Marie Stuart fut enfermée sous les fortes murjiilles du château de Fotheringay, sir Thomas Goi^es fut dépéché par son gardien pour annoncer cette nouvelle à la reine Elisabeth et à son Conseil. Les particularités du voyage, la conduite de la royale prisonnière, ce qu'elle avait pu dire et faire pendant le trajet auraient, sans doute, ajouté une page d*un intérêt peu commun âi son histoire personnelle ; mais ces détails ayant' été communiqués verbalement par lir Thomas Gorges, rien n'en a été conservé, ni même probablement jamais écrit. » (Miss Strickland, t. VU.) De son côté, sir Amyas Paulet, le jour . même de son arrivée à Fotheringay, le 25 septembre, écrivait à Walsingham : « Je n*ai pas manqué, suivant vos conseils, d'avertir le trésorier, jour pair jour, de ce que j'ai fait dans ce dernier voyage, qui est maintenant terminé, grâce à Dieu. M. Thomas Gorges se rend à la cour, pour faire à Sa Majesté son rapport de toutes les circonstances détaillées... « (T'Ae Letter-Books of Amias Poulet, etc., p. 293.) Que sont devenues toutes les lettres que Paulet écrivait jour par jour à Burghleyî P^ul n'a pu les découvrir. Le Journal de Bourgoing est donc le seul document qui reste pour combler cette lacune historique*

Page 1