‹ Marie Stuart, tragedie en cinq actesChapitre 52 sur 77 · L£1CEST£K · texte numérisé non relu

L£1CEST£K

Du perfide complot le chef....

. .. • ÉLISABETH.. • î\ •* ,

». *•>'•». Est devant moi.

Lisez. Ce seul écrit suffit pour vous confondre.

LEICESTEH.

C’est la main de Stuart.

ELISABETH

Qu’avez-vous à répondre ?

Lisez. Me nierez*Vous que pour sauver ses jours Marie ait de vos mains attendu le secours ?

Qu on doive en votre hbm tenter sa délivrance ?

Que vous ayez d’un trône accepté l’espérance ? f Que votre indigne amour au sien ait répondu ?" ?•

LE 1 CES TE R. »

• \ ■ Madame, si mon cœur se sentait confondu ,

S’il avait fai^au vôtre un si cruel oiUrage,

Je pourrais récuser un pareil témoignage ;

J’y pourrais voir un piège essayé contre ‘moi

Pour mettre votre cœur en doute de ma foi.

Mais je veux que sa lettre explique sa pensée : y

En ai-je encouragé l’espérance insensée ?

Elle aime à m’assurer et son trône et sa main :

Ai-je souhaité d’elle un présent aussi vain } \

Moi, qui l’ai dédaignée, alors qu’en sa personne

La beauté rehaussait l’éclat de la couronne ,

Que Marie en effet pouvant me couronner

Avait avec son cœur un royaume à donner ?

Mais d’un pareil écrit à quoi bon me défendre ?

Ce qu’il vous fait savoir, je venais vous l’apprendre.

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