L£1CEST£K
Du perfide complot le chef....
. .. • ÉLISABETH.. • î\ •* ,
». *•>'•». Est devant moi.
Lisez. Ce seul écrit suffit pour vous confondre.
LEICESTEH.
C’est la main de Stuart.
ELISABETH
Qu’avez-vous à répondre ?
Lisez. Me nierez*Vous que pour sauver ses jours Marie ait de vos mains attendu le secours ?
Qu on doive en votre hbm tenter sa délivrance ?
Que vous ayez d’un trône accepté l’espérance ? f Que votre indigne amour au sien ait répondu ?" ?•
LE 1 CES TE R. »
• \ ■ Madame, si mon cœur se sentait confondu ,
S’il avait fai^au vôtre un si cruel oiUrage,
Je pourrais récuser un pareil témoignage ;
J’y pourrais voir un piège essayé contre ‘moi
Pour mettre votre cœur en doute de ma foi.
Mais je veux que sa lettre explique sa pensée : y
En ai-je encouragé l’espérance insensée ?
Elle aime à m’assurer et son trône et sa main :
Ai-je souhaité d’elle un présent aussi vain } \
Moi, qui l’ai dédaignée, alors qu’en sa personne
La beauté rehaussait l’éclat de la couronne ,
Que Marie en effet pouvant me couronner
Avait avec son cœur un royaume à donner ?
Mais d’un pareil écrit à quoi bon me défendre ?
Ce qu’il vous fait savoir, je venais vous l’apprendre.