LE 1 CB S T E R
Vous êtes bien hardi d’oser m’interroger.
De ce que j’ai dû faire est-ce à vous de juger ?
En dois-je rendre compte à d’autres qua # la reine ?
ÉLISABETH
L’orgueil vous défend mal , et la défaitè est vaine.
• LE IC ESTE R
S’il vous sert en discours, dois-je lui ressembler?
J’ai coutume d’agir avant que de parler.
. ' ) BURLEIGH. r
Vous parlez maintenant , forcé par l’évidence.
V LIICESTEB.
Mais vous, qui vous vantez d’une rare prudence ,
Qu avez-vous découvert ? qu'avez-vous su ? Comment Devait-on de Stuart tenter l’enlèvement ?
Saviez-vous les moyens , le moment , les complices ? Saviez-vous qu’en secret riant de vos supplices ,
Le neveu de Paulet, Mortimer, sous vos yeux,
' j6 MARIE STUART.
Était près d’accomplir ce complot odieux*?
Qu’il était un vengeur de sa nouvelle église ?
, Un envoyé de Sixte, un instrument de Guise ,- Un amant de Marie, enfin pour la sauver Un homme audacieux et prêt à tout braver ?
ÉLISABETH. * '
Burlçigh !
. ■■ LF. ICESTER., . - v
Qui de nous deux , milord , le plus fidèle , A d’abord découvert sa^trame criminelle'?
Qui détourna l(* coup qu’un traître allait tenter ?
Qui surprit sft aveux ? qui l’a fait arrêter ?
Moi. ,
ÉLISABETH
, - Comment!