‹ Marie Stuart, tragedie en cinq actesChapitre 56 sur 77 · A*CTE IV, SCENE VI · texte numérisé non relu

A*CTE IV, SCENE VI

J’ai de votre pouvoir hautement murmuré ,

J’ai promis le secours par Marie imploré.

Enfin , quand ses aveux m’eurent wputfait connaître, Du perfide aussitc^ je me suis rendu maître.

Vos gardes l’ont saisi par mon commandement , Madame ; et dès demain l’éclat d’un jugement ,

Des courtisans jaloux confondant l’espérance ,

Saura, puisqu’il le faut, montrer mon innocence.

ÉLISABETH

Abyme impénétrable à mes esprits confus !

Insupportable doute!

BUHLEIGR. ^

Eh bien, ne doutez plus.

Le comte est innocent ; son discours est,sincère ; Croyez-en , comme moi , l’excuse toute entière. Cependant, q^BHmursuiire , et qu’il daigne achever. S'il trahissait il doit vous le prouver.

Naguère il conseillait qu’on laissât suspendue La sentence contre elle à Westminster rendue:

Mais , si quelque corçplot s’armait en sa faveur , Qu’alors les justes lois reprissent leur rigueur. L'heure est venue enfin. Sa voix sans artifice Sans doute va presser l'instant de la justice.

» ( a Lcicester. ) - ■ ÆÊ^-

Est-ce votre conseil ? •

- LEICESTEB.

Je ne m’en défends pas.

BIT BtBHl H.

Croyez-le donc , madame, et signez ce trépas Dont ses propres avis révèlent l’importance.

7 8 MARIE STUART/ . j

J’ose me joindre au comte; et voici la sentence»

, ÉLISABETH

Ah ! que me montrez-vous ? qu’exigez-vous de moif

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