‹ Marie Tudor; La EsmeraldaChapitre 49 sur 88 · ACTE I · texte numérisé non relu

ACTE I

CLAUDE FROLLO, impétueusement

J'enlève la fille bohème l

QDASIMODO.

Maître, prenez mon sang — sans me dire pourquoi.

Sur un signe de Claude Frollo, il se retire vers le fond du théfttre et laisse son maître sur le devant de la scène.

CLAUDE FROLLO

0 ciel! avoir donné ma pensée aux abîmes. Avoir de la magie essayé tous les crimes, Être tombé plus bas que l'enfer ne descend, Prêtre, à minuit, dans l'ombre épier une femme, Et songer, dans l'état où se trouve mon âme, Que Dieu me regarde à présent !

Eh bien, oui ! qu'importe !

Le destin m'emporte.

Sa main est trop forte.

Je cède à sa loi !

Mon sort recommence !

Le prêtre en démence N'a plus d'espérance Et n'a plus d'effroi !

Démon qui m'enivres.

Qu'évoquent mes livres.

Si tu me la livres, Je me livre à toi!

Reçois sous ton aile Le prêtre infidèle !

L'enfer avec elle, C'est mon ciel, à moi!

Viens donc, ô jeune femme!

C'est moi qui te réclame I Viens, prends-moi sans retour!

Puisqu'un Dieu, puisqu'ua maître, Dont le regard pénètre

Notre cœur nuit et jour, Exige en son caprice Que le prêtre choisisse Du ciel ou de l'amour 1

QUASIMODO, revenant.

Maître, l'instant s'approche.

CLAUDE FROLLO

Oui, l'heure est solennelle; Mon sort se décide, tais-toi.

Page 1