‹ Marie Tudor; La EsmeraldaChapitre 53 sur 88 · ACTE I · texte numérisé non relu

ACTE I

LA ESMERALDA, reculant.

Non î de grâce 1

PHOEBUS, qui insiste.

Qu'on m'embrasse!

LA ESMERA'LDA, reculant toujours.

Non, vraiment!

PHOEBUS, riant.

Une belle Si rebelle, Si cruelle!

C'est charmant.

Non, beau capitaine, Je dois refuser.

Sais-je où Ton m'entraîne Avec un baiser?

Je suis capitaine.

Je veux un baiser.

Ma belle africaine, Pourquoi refuser?

Donne un baiser, donne, ou je vais le prendre.

LAESMERALDA.

Non, laissez-moi ; je ne veux rien entendre.

PHOEBDS.

Un seul baiser! ce n'est rien, sur ma foi!

Rien pour vous, sire, hélas! et tout pour moi!

PHŒBUS

Regarde-moi ; tu verras si je t'aime !

Je ne veux pas regarder en moi-même.

PHOEBUS

L'amour, ce soir, veut entrer dans ton cœur.

L'amour, ce soir, et demain le malheur I

Elle glisse de ses bras et s'enfuit. Phœbus, désappointé, se retourne vers Quasimodo, que les gardes tiennent lié au fond du théâtre.

PHOEBUS

Elle m'échappe, elle résiste.

Belle aventure en vérité!

Des deux oiseaux de nuit je garde le plus triste ; Le rossignol s'en va, le hibou m'est resté.

Il se remet à la tête de sa troupe, et sort emmenant Quasimodo. CHOEUR DE LA RONDE DU GUET.

Paix et vigilance 1 Ouvrons, loin du bruit, L'oreille au silence Et l'œil à la nuit!

Us s'éloignent peu à peu et disparaissent.

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