‹ Marie Tudor; La EsmeraldaChapitre 68 sur 88 · ACTE III · texte numérisé non relu

ACTE III

Toute flamme, Tout amour, Est, beau sire, Une lyre Qui soupire Nuit et jour!

CLAUDE FROLLO

Attends, femme, Que ma flamme Et ma lame Aient leur tour!

Oui,' j'admire Leur sourire, Leur délire, Leur amour!

PHOEBUS

Sois toujours rose et vermeille I Rions à notre heureux sort, A l'amour qui se réveille, A la pudeur qui s'endort!

Ta bouche, c'est le ciel même!

Mon âme veut s'y poser.

Puisse mon souffle suprême S'en aller dans ce baiser!

Ta voix plaît à mon oreille ; Ton sourire est doux et fort; L'insouciance vermeille Rit dans tes yeux et m'endort.

Tes vœux sont ma loi suprême, Mais je dois m'y refuser.

Ma vertu, mon bonheur même, S'en iraient dans ce baiser!

Ne frappez point leur oreille.

Pas rapprochés de la mort l

Ma haine jalouse veille Sur leur amour qui s'endort !

La mort décharnée et blême Entre eux deux va se poser !

Phœbus, ton souffle suprême S'en ira dans ce baiser!

Claude Frollo se jette sur Phœbus et le poignarde, puis il ouvre la fenêtre du fond par laquelle il disparait. La Esmeralda tombe avec un grand cri sur le corps de Phœbus. Entrent en tumulte les hommes apostés, qui la saisissent et semblent l'accuser. La toile tombe.

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