‹ Marie Tudor; La EsmeraldaChapitre 9 sur 88 · LA VOIX · texte numérisé non relu

LA VOIX

Elle s'approche à chaque couplet.

Quand tu ris, sur ta bouche

L'amour s'épanouit.

Et le soupçon farouche

Soudain s'évanouit.

Ah ! le rire fidèle

Prouve un cœur sans détours... —

Riez, ma belle.

Riez toujours !

Quand tu dors, calme et pure, Dans l'ombre, sous mes yeux, Ton haleine murmure Des mots harmonieux.

Ton beau corps se révèle Sans voile et sans atours... —

Dormez, ma belle,

Dormez toujours!

Quand tu me dis : Je t'aime!

O ma beauté! je croi...

Je crois que le ciel même S'ouvre au-dessus de moi!

Ton regard étincelle Du beau feu des amours... —

Aimez, ma belle,

Aimez toujours !

Vois-tu? toute la vie Tient dans ces quatre mots, Tous les biens qu'on envie, Tous les biens sans les maux!

Tout ce qui peut séduire, Tout ce qui peut charmer : —

Chanter et rire,

Dormir, aimer!

Il débarque. Bien. Il congédie le batelier. A merveille!

Revenant sur le devant du théâtre.

— Le voici qui vient.

Entre Fabiano Fabiani dans son manteau. Il se dirige vers la porte de la maison .

JOURNÉE I. — L'HOMME DU PEUPLE. t>9

SCÈ.\E VI.

Page 1