‹ MarieAntoinette et le procès du collier d'après la procédure instruite devant le parlement de ParisChapitre 19 sur 48 · AVANT-PROPOS DE L’ÉDITEUR · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS DE L’ÉDITEUR

Kn livrant à la curiosité du public cet ouvrage, je ne fais que remplir un engagement. Je ne prends sur moi la responsabilité d’aucun des faits qui y sont écrits ni n’en affirme la vérité, pas plus que je ne les déclare faux et mensongers.

Ce que je dirai seulement, c’est que ce sont les Mémoires authentiques et véritables de madame la comtesse de Lamotte, née de Luz de Saint- Re.my de Valois.

Voici comment ils se trouvent eu ma possession :

An commencement de cette année (1845), un homme âgé donl toute la tournure annonçait le savoir-vivre le plus parfait, vint me trouver, et me pria de lire attentivement le manuscrit qu’il allait me confier.

— Je suis le comte de ***, me dit-il en me remettant sa carte. J’accomplis le dernier vœu de quelqu’un qui me fut cher, et qui est mort il y a trente aus maintenant. Ce manuscrit doit voir le jour cette année, ne le parcourez pas, mais liscz-lc avec soin ; dans huit jours, je viendrai chercher votre réponse.

Il revint eu effet au liout des huit jours, mais il était plus changé que huit années ne l’eussent pu faire.

— Hâtons-nous de terminer, me dit-il , je ne dois pas vivre encore longtemps; je n’ai eu la force de supporter l'existence que pour exécuter l’ordre dernier de mon amie, et, si je ne me presse pas, je mériterai ses reproches dans un autre monde.

MARIE-ANTOIA'ETTE

La première de ces lettres est adressée par M. de Rohan à Marie- Antoinette ; elle est datée du 19 mars

Je devais, en échange du manuscrit, verser une somme de... à la fabrique de l’église de..., pour que chaque année, à pareil jour de la conclusion de ce traité, une grand’messe fût célébrée en faveur de l’âuie :

I)K TRÈS-H ACTE , TRÈS-PUISSANTE, TRÈS-EXCELLENTE DAME MARIE-ANTOINETTE, ARCHIDUCHESSE D’AUTRICHE,

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