Epilogue
l'Ile qui prend soin du petit Pierrot, le lîls de Pierre et d'Alice, qui, lui, entrera un jour dans l'armée par la grande porte ouverte à Saint-Cyr.
Régina et le comte de Bellegarde habitent alternativement le supeibe château qu'ils possèdent sur les bords de la Saône et l'hôtel de la rue de Grenelle.
Edme est toujours un sporlsman des plus haut cotés et il est devenu l'un des premiers éleveurs français.
L'hôtel de la rue de Courcelles, qui a été restitué à Jane, après l'annulation de la vente faite au prétendu Georges de Lizieux, a été vendu.
Le nouveau propriétaire l'a fait démolir et a édilié sur le terrain une vaste maison de rapport.
Bouguarès, retiré à Xarhonne, a vendu son fonds au cocher Cliichois.
Suivant l'exemple de son frère, il s'occupe de viticulture et il est \\n des gros propriétaires narhonnais dont vous pourriez bien un jour recevoir le prospectus et les oiïres de vente.
Ce Méridional a besoin d'activité.
Sa fortune ne lui suffit pas.
Il travaille pour le plaisir et il réussit comme s'il avait besoin de s'enrichir.
Son neveu, Albert Bouguarès, n'a pas suivi l'exemple de Pierre Lion.
A l'cxpiralion de son deuxiéim^ congé, il n'a pas renouvelé.
Il a préféré se retirer à Naiboune avec sa femme et faire l'apprenlissage de la culture de la vigne et de la fabrication du vin.
Ne sera-t-il pas un jour l'héiitier île son père et de son oncle ?
Pélago s'appelle aujourd'hui baronne de Croix-Nivert.
C'est un nom qu'elle a pris.
Elle a un petit hôtel dans les environs du parc Monceau, mais elle passe presque tout son temps en voyage.
Elle adore les longues pérégrinations.
Bertha est toujours son amie, et, moins heureuse qu'elle, l'ancienne maîtresse de Raymond sert en quelque sorte de dame de compagnie à la nouvelle baronne de Croix-Niveit.
Palmyre n'a pas été inquiétée.
La sentence capitale prononcée contre Bertin n'a pas permis à la Justice française de se saisir de l'affaire.
Mais l'ancienne maîtresse du misérable n'a guère réussi. Ruinée par une spéculation malheureuse, ses petites maisons qu'elle louait pendant la saison à CaLourg ont été saisies et vendues. Elle est presque dans la misère.
Disons enfin qu'au petit cimetière de Passy, les tombes de l'abbé Verneuil et du colonel de Salverne sont toujours admirablement entretenues.
Adrien et Miette font plusieurs fois par an un pieux pèlerinage à cet endroit où naquit leur amour.
Et Mouredu, — car c'est bien à lui que revient le mot de la Un, — depuis qu'il sait que leur union portera des fruits, ainsi que celle de Paul et de Magali, répète joyeusement :
— Capon de bon sort ! quels baptêmes l'on va faire, que, mon commandant?... Un branle-bas de combat à tout chavirer, vé!...
Puis, il s'attendrit et il ajoute :
— J'étais que deux fois papa Tislin, pas vrai!... Espère, mon bon, je vais l'être quatre fois de plus dans quelques jours, bonne mère de la Garde !