SCENE VIII
Les Mêmes, SIMIANE, puis AMRUOISE, ensuite DE LORMEL et trois Seigneurs.
MARIE-ROSE
Monsieur de Simiane... à celui-là de me dire je ne vous connais pas.
ironie, bas à Simiane venant de la gauche.
Tout est découvert, c’est Marie-Rose.
simiane, avec étonnement.
Marie-Rose !
ambroisb, paraissant à droite.
Oui, Marie-Rose que j’ai accusée quinze ans... que je condamnais encore tout à l’heuro... Marie-Rose que je sais innocente maintenant.
SIMIANE
Innocente I
LA MIGNONNE. '
Mon père I
MARIE-ROSÉ
Ambroise !
MARIE-ROSE
AMBROISE
La réparation n'est pas complète encore; poiir.que lu nio pardonnes il faut que je t’aie vengée .. on n’aura pas impunément fait de Marie-Rose une victime et d’Ambroise un bourreau.
SIMIANE
Vous faut-il donc le déshonneur d’une femme, monsieur, quand on vous offre la vie d’un homme?
Votre sang répandu ne serait qu’une tache de plus sur mon uom.
SIMIANE
Que voulez-vous alors?
AMBROISE
Je veux que Marie-Rose, accusée publiquementsoit publiquement justifiée... Je connais la vraie coupable et je la, nommerai devant tous, si, devant tous, vous ne donnez pas la preuve éclatante de l’innocence do Maric-Rose.
LÉOiME, à Simiune, apercevant son mari et les témoins qui
rentrent. ■ ,
Sauvez-moi, vous qui m’avez perdue !
SIMIANE
Ce que vous me demandez, Ambroise, je le ferai. — René m’a laissé lire dans son cœur... Ambroise, personne ne croira plus cbà la faute de Marie-Rose, personne n’aura plus le droit de croire que cette enfant (montrant la Mignonne) et René soient frère et sœur... Devant monsieur de Lormel, témoin de l’accusation, je vous demande pour mon fils la main de votre fille. ( Mouvement général.) , ;
AMBiioiSE, embrassant Marie-Ruse et la Mignonne.
Marie-Rose !... ma fille! mon amour pourra-t-il aussi réparer le mal que je vous ai fait?
SÉBASTIEN
Mère Ursule, dèmain je commence mon tableau de famille.
LA MIGNONNE
Vous y mettrez petit René.