SCENE XI
Les Mêmes, MARIE-ROSE.
marie-rose, rentrant par le fond en chantant.
Ton bien perdu te reviendra;
Un bel ange qu’il t’enverra,
Te le rendra.
(Elle s'arrête en apercevant Ursule.)
Ma mère! b Marseille... chez nous... ah! voilà une jolie surprise... tous les bonheurs à la fois ! (Elle se dispose à embrasser sa mère.)
Ursule, l'arrêtant et avec doule.
Regarde-moi bien en face, Marie-Rose.
MARIE-HOSE.
M.lRrE ROSE.
Ju ne demande pas mieux... il y a si longtemps que je ne vous ai vue !
unsuLE, après l’avoir envisagée, lui prenant la tête à deux mains
et l’embrassant.
Non... sur la foi du Seigneur... Non!... cette enfant-là n’a rien à se reprocher.
SÉBASTIEN
Parbleu !
Pourquoi donc dites-vous cela?... est-ce qu’il y a quelqu’un qui doute de moi?
crsulb.
Tu me le demandes... Ah çà, tu ne réfléchis donc pas... En arrivant ici, j’y ai trouvé ton mari.
MARIE-ROSE, gaiement.
C’est juste... je n’y pensais plus à ce pauvre Ambroise... la joie de vous voir me faisait tout oublier.
SÉBASTIEN
Il a parlé de votre voyage !
URSULE
Des huit jours que tu avais dû passer chez nous b marie rose, de même.
Et vous qui ignoriez tout, vous n’avez su que lui répondre... alors sa tête s’est montée... sa raison a battu la campagne... il a vu une foule de papillons noirs... il n’y a pas de mal à cela, ma mère... vous avez vu l’orage... je vous promets le beau temps.
URSULE
Mais tu ne sais pas tout... ta croix d’argent a été retrouvée.
MARIE-ROSE
Vrai!... encore un bonheur !
SEBASTIEN
Par un voiturier.,, plus loin que Toulon, à côté de Notre Dame de Crau.
C’est un bien honnête homme celui qui me Ta rapportée de si loin.
SÉBASTIEN
Ambroise est parti comme un fou pour courir après le voiturier, afin de savoir...
MARIE-ROSE, ^
Il n’avait qu’à m’attendre, je lui aurais épargné la peine d’al-