MARIE
Tout à fait heureuse... d’aujourd’hui seulement,.. Après trois ans d’espérance, Dieu me promet enfin la joie d’être mère... Je savais bien , me 5 , qu’une neuVaine h la bonne Notre-Dame de Crau serait la bénédiction de notre ménage. J’y ai été en pèlerinage; ma’s à l’insu de mon mari. . . Il ne m’aurait pas permis ce voyage. Vous savez, les hommes, ils se croiraient faibles s’ils avaient autant de croyance que nous.. Et pourtant, il n’y a
22 ' MARlfe-RÔftfc.
, • 1 * qu’une vraie force et qui ne trompe jamais : la confiance dans la prière.
LÉON! B
Vous êtes, je le vois, une digne et pieuse jeune femme. (A part.) Je ne veux plus que Simiane m’écrive sous le nom de Marie-Uose. * ' 1 V - <
MARIE-ROSE. ï\ . .
Je vous parle de moi, et j’oublie que vous attendiez avec impatience l’arrivée du courrier.... Un délivre maintenant leslettres,
LEONIE.
Merci... je vais b la poste... je repasserai ici... Mettez ensemble la dentelle convenue et un assortiment de tubans à votre choix.... Voici quatre louis, vous n’aurez rien à me rendre.
marib-rosr; ■
C’est entendu, ma marraine. ~ >
léonie va pour sortir par le fond et se ravise.
Que de passants dans celte rue !... Est-ce qu’on ne peut sortir que de ce côte?