MARIE-ROSE, LÉONIE, DE LORMEL
léonie, rentrant par la droite, une lettre à la main.
Il m’a écrit, j’en étais sûre 1 Ici, je pourrai lire sa lettre.
de lormel, l’apercevant.
Si fait... C'était bien ma femme.
léonie, interdite et à part.
Monsieur de Lormel !
uarie-rosk, à elle-même.
Ah ! c’est son mari ?
DE LORMEL
Vous paraissez bien émue, madame, on pourrait dire troublée. léonie, affectant le calme.
Non, mais surprise de vous rencontrer ici... c’est assez naturel.
marie-rose, à part.
Encore un jaloux... je m’y connais.
DE LORMEL
Vous venez de la poste, ma chère amie ?
léosie, embarrassée.
Moi ?
de lormel, désignant la lettre qu'elle a à la main. Chercher sans doute la lettre que voici ?
léonie.
Ah ! on vous a diU.
marie-rose, à part.
Aïe ! j’ai été indiscrète.
léonie, se remettant et souriant.
Si l’on voulait vous tourmenter... Rassurez-vous, monsieur, cette lettre n’est pas pour moi.
de lormel.
F.t pour qui donc?
léonie, vivement, désignant Marie-Rose.
Pour elle, voyez... ( A Marie-Rose.) Tenez, Marie-Rosé. (Elle lui donne la lettre.)
marie-rose, à part.
Je comprends... une imprudente h sauver. (Haut.) Merci... merci, madame.
DE LORMEL
C’est différent... Mais je ne m’explique pas...
LÉONIE
Que j’aie eu l’obligeance, à l’arrivée du courrier, d’aller réclamer, en son nom, une lettre qu’elle attendait impatiemment... et qu’elle ne pouvait aller pren !re, car il aurait fallu abandonner sa boutique; c’est que vousignorez encore que ccttejeune femme est ma litleule...