‹ MarieRose drame en cinq actesChapitre 31 sur 113 · HERE · texte numérisé non relu

HERE

Comme vous marchez bien!.,. Savez-rous que vous êlos trèsforte, mère Ursule? ,

URSULE

Ce n’est pas moi qui suis forte, mes enfants, c’est vous qui êtes bons. ( Les deux enfants l'ont fait asseoir. Elle apeiroit Simiane.) Un étranger !

* la mignonne, souriant.

Pas pour tout le monde.

rené, qui a envisagé Simiane.

Comme il me regarde avec émotion... et moi-même... (Allant à Simiane.) Pardon, monsieur.

SIMIANE

Que voulez-vous, mon ami?

RÉNÉ

Il y a dans la chambre de ma tante, au château de Sitniaoe, le portrait d’un jeune officier do marine à qui j’adresse chaque matin mon premier baiser et chaque soir mon dernier regard... Le modèle do ce portrait, je l’ai vu à une époque de l’enfance où le souvenir ne laisse pa.s de traces dans la mémoire... Vous avez plus quo son âge... mais il a comme vous la bonté dans les yeux, la douceur dans le sourire... Je serais fâché que ce portrait ne fût pas le vôtre. . Dites. . n’est-ce pas que vous êtes mon père?

simiane, l'embrassant.

Oui, cher enfant... et un père bien heureux, puisque ton cœur m’a reconnu. *

Certainement, je ne lui avais rien dit.

URSULE

Comment, la Mignonne, tu savais?...

SIMIANE

Ch! nous nous sommes déjà fait beaucoup de confidences... Je sais combien mon René est aimé ici.

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