ACTE If
Sébastien, mangeant.
Si je suis heureux de mo retrouver ici... vous ôtes contente de me revoir, n’est-ce pas, mère Bompart?
ursulk.
Oh ! oui... bien contente...
SÉBASTIEN , buvant.
Peste ! votre vin s’est amélioré en vieillissant : à votresanté... Appelé aux environs d’Arles pour des travaux importants, je né pouvais pas être si près de vous sans venir vous embrasser.
URSULE
C’est bien... mon garçon, c’est très-bien... Mais Marseille est aussi aux environs d’Arles, est-ce que vous n’avez pas eu l’idée d aller aussi à Marseille ? r
SÉBASTIEN
A Marseille?... . ,
unsuLE, le regardant.
Oui... pour y voir Ambroise.
Ambroise n’était plus à Marseille.
URSULE
Non... mais vous avez dû vous informer?...
SÉBASTIEN
A Marseille on n’a pu rien m’apprendre d’Ambroise.
URSULE
Rien !... rien !... (avec douleur ) et moi qui espérais... Sébastien, se levant.
Espérez, bonne mère! espérez!... Si Sébastien sachant la disparition d’Ambroise, et devinant votre douleur, si votre ami Sébastien est entré dans celte maison le sourire sur les lèvres et la joie au cœur, c’est qu’il avait quelque chose à vous apprendre, c’est qu’il vient vous parler de Marie-Rose, c’est qu’il a vu Votre fille!...
URSULE
Vous avez vu ma fille?
SÉBASTIEN
11 y a trois jours.
URSULE
Ma fille!... elle existe!... elle est près de moi... Mais comment avez-vous découvert?
SÉBASTIEN
Le hasard seul m’a servi... car, je vous lo répète, k Marseille rien n’avait pu me mettre sur les traces d’Ambroise. Je vous ai •
MARIE- ROSE
dil, je crois, que j’avais été mandé de Paris... ouï... par monsieur le président de Lormel, qui, à la veille de marier sa fille et pendant uno absence de sa femme, voulait faire décorer la partie de son château qu’il destine aux futurs epoux... Ah! le petit barbouilleur a grandi, il est à la mode, il ne peint pas mieux qu’uutrefois, peut-être, niais il s; fait payer plus cher... J’étais donc depuis deux mois au château do Lormel... J’avais terminé mes travaux... et je me disposais à partir... Avant de me mettre en route, je voulus explorer les environs afin de rapporter avec moi quelques croqui-. Dans mes excursions j'avais remarqué déjà au fond d’un val solitaire et discrètement cachée derrière de grands arbris, une petite maison dont la porte était toujours fermée, les fenêtres grillées... Jamais je n’avais vu entrer ni sortir personne, je devais croire celte maison abandonnée; mais comme elle était assez pittoresquement posée, je me mis un jour k la dessiner... Ce jour-là, une fenêtre s’ouvrit... une femme vint appuyer son front sur le grillage, je je tai un cri de surprise, cetlo ft*mme, c’était Marie-ltoscl... Au bruit que j’avais fait, la fenêlro s’était refermee... Je courus à la porte, je frappai longtemps sans obtenir de réponse, un homme vint enfin, et je mo précipitai dans li s bras de Cet homme... Je te- < nais do reconnaître Ambroise !