ACTE III
CAUSSADE
Quel dégât, Seigneur, quel dégât !
GEORGETTE
Avec le temps, du travail et l’aide de Dieu, tout se réparera : si le blé est moins tassé dans les granges, il se vendra plus cher sur le marché... Renfonce donc tes soupirs et mange comme tout le monde.
cator, aux moissonneurs.
Marne Caussade a raison, la soupe est la consolation de l’homme. Nous sommes encore plus heureux que les gens d’Andillac qui ont leurs maisons dans l’eau, et qui sont eu train de repêcher leurs meubles.
GEORGETTE
Ça tne fait penser que ma tante Girard, qui a sa ferme dans la vallée, est peut-être bien dans l’embarras. Il n’y a que pour un quart d’heure de chemiu, je vas courir jusque chez elle.
CATOR.
Vous ne pourrez pas passer, marne Caussade.
GEORGETTE
J’essaierai du moins; c’est quand ils sont dans le malheur qu’il faut se souvenir de ses parents.
CAUSSADE
Je ne veux pas que tu t’exposes, je vas y aller.
GEORGETTB.
Tu es plus utile ici que moi... d'ailleurs ne t’inquiète pas; du bois des oliviers on découvre toute la campagne, et si on ne peut pas descendi e dans le val, eh ben, je reviendrai... Au revoir, mes enfants... bon appétit.
TOUS
Merci, marne Caussade. ( Georgelle sort en courant. )
cator.
Elle n’ira pas loin... on nous disait tout à l’heure qu’en bas du calvaire, la route était tout inondée... Tenez, voyez-vous, les autres, il n’y a rien d’aussi effrayant que l’eau.