V- > n LA MIGNONNE. i . -4 « A
Ne m’a pas connue... Enfant élevé par charité, j’allais de village en village, gagner ma vie avec ma faucille... Mais voilà la moisson finie... Je ne savais plus qjt aller demander du travail. Prenéz-moi, monsieur Ambroise; prenez-moi comme servante. Je ne suis pas bien forte encore ; mais c’est égal, je vous promets de bien gagner le pain .que vous me donnerez.
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Orpheline, abandonnée l... Oh t tu ne l’es pins... Tu as défendu, sauvé Marie' Ù q$g , peut-être... Viens, mon enfant, ma maison sera la tienne... embrasse.) Vous d’avez entendu... nous serons deux à présent pour veiller sunMarie-llôsé.j. Voyons, Pierre Robert, veux-tu encore aller dénoncer ma femme?... Et vous, mes amis, serez-vous aussi impitoyables que iui?.,^. |
ROBERT
Impitoyable... Oui, je l’étais tantôt; mais la yoix décrite enfant, ces larmes... enfin, tout ça ui’a bouleversé comme les autres... Nous voulions porter Marie-liose sur ce brancard jusqu’à la geôle. T’auras beau dire, Ambroise, uous allons nous mettre à quatre au brancard, mais pour porter madame Ambroise à Montmayour; une fois chez elle, que Dieu et ce bon petit angelà te la gardent.
GBORGETTÉ."
Bien parlé, Pierre Robert. (A Caussade.) T’èn aurais pas dit autant, Mb su.-j, •
gavssabe.
Non... mais je le pensais...
CATOR.
Nous porterons le brancard chacun à son tour.
-I; .n '■ ■ ' • TOCS.
Oui, oui... ( Ils s’apprêtent à soulever le brancard.)
AMBROISE
Merci, merci...
GEORGETIE.
Attendez... Si elle s’éveillait en route... il faut qu’elle retrouve cetté petite à côté d’elle... La pauvre enfant est bien fatiguée aussi. Elle n’est pas lourde et vous les porterez bien toutes les
deux. •
■ CATOR. 1 1
Pardieu! et vous avec, si vous voulez! ( Georgette a placé la