‹ MarieRose drame en cinq actesChapitre 89 sur 113 · SCENE V · texte numérisé non relu

SCENE V

Les Mêmes, SÉBASTIEN; avec un portefeuille à dessins.

SÉBASTIEN

Non, personne ne le dira, grâce h moi qui répare vos imprudences.

LA MIGONNE.

Monsieur Sébastien, notre ami!

Sébastien, donnant le portefeuille à la Mignonne, Prends cela, mon enfaut.., ‘

MAlUE-flOSE.

ubsule, à Sébastian.

Mais je ne vous attendais que tantôt ou demain.

SÉBASTIEN

Je suis arrive plus tôt quo je ne l’espérais... je vous dirai comment tout à l’heure... laissez-moi d'abord vous gronder, mère Ursule.

unsotE.

Moi!

SÉBASTIEN

Sans doute... Vous avez le cœur vif et la tête légère comme une fille de quinze fans... Il vous prend fantaisie de partir, et crac! vous mghez votre volée sans réfléchir au danger que vous laissez derri^^ous, jeuuo inconséquente!

URSULE

. Et quel danger?

SÉBASTIEN

La supérieure du couvent qui attendait la Mignonne ne voyant pas arriver la jeune fille qu’on lui avait annoncée, se disposait à écrire h Ambroise au moment même où je me suis fait annoncer chez elle.

URSULE

El pourquoi faire alliez-vous à la commuuauté?

SÉBASTIEN

Dans l’intérêt de cotte enfant... et pour faire un mensonge... Mais quand je me suis trouvé devant la supérieure, femme d’esprit et de goût qui parle fort bien peinture, ma foi, la franchise de l’artiste a bouleversé le plan do l’ami... je lui ai tout afoué, elle a compris qu’une novice de plus à h communauté était moins utile qu’un enfant à sa mère... Je lui ai demandé le secret pour tout le monde, et je lui ai offert un tableau pour son maître-autel... J'ai reçu sa parole, elle a reçu mon esquisse, et nous nous sommes séparés enchantés l’un de l’autre.

* URSULE

En effet... il fallait la prévenir... C’est un grand vous nous avez rendu, Sébastien.

ri!™

e que

SÉBASTIEN

Un service de huit pieds de haut sur quatre de large. Tout préoccupé du sujet de mon tableau, je m’étais décidé à venir à pied jusqu’ici, mois je n’avais pas mesuré mes forces sur la distance .. la fatigue m’avait contraint de m’asseoir sur le bord d’un fossé, quand un jeune gentilhomme qui roulait au galop dans un petit cbar-à-bancs, s’arrêta devant moi... il m’offrit obligeamment une place h côté de lui... j’acceptai... nous causâmes... Je

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