SOUVENIR DU CANNET
Le Cannet! à ce nom quel riant souvenir
Se réveille, et dans moi semble s'épanouir!
Le Cannet! à ce nom mon ame s'extasie !
C'est un riche berceau de douce poésie
Et de fleurs! s'il prenait fantaisie à l'amour
De venir parmi nous fixer un long séjour,
Le Cannet à coup sur, deviendrait sa demeure.
Oh! comme il sourirait, lorsque le vent effleure
* Village près de Cannes.
Les toits verts et flottants [)ar l'olivier formés! Combien il se plairait dans ces lieux parfumés!
Tout ce que le printemps au front des bois attache : Casque de feuilles, branche élevée en panache:
Les orangers sans nombre, et les rares palmiers Berçant leur parasol, aériens cimiers, Et transportant l'Afrique au sein de la Provence: La corbeille de fruits, qui toujours y devance L'époque qui la voit èclore en d'autres lieux : La douceur du climat, la pureté des cieux :
Les montagnes montrant leur manteau d'émeraude, Où l'haleine de l'est, voluptueuse et chaude, Agite les blés mûrs, comme un jaune océan : Les rossignols plaintifs, qui modulent leur chant:
Dans le fond du tableau, les Ali)es maritimes,
Aux pieds fleuris, aux lianes d'azur, aux blanchoscimes :
SOUVENIR DU CANxNET.
Puis, au midi, la mer au dos écaillé d'or,
i:t ses tlols, longs serpents qui roulent sur le bord :
Tout fait que le Cannet à l'anie recueillie Présente un beau fragment de sa sœur, l'Italie!
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