‹ MarinesChapitre 63 sur 76 · LE CIIOEIR DES FLOTS · texte numérisé non relu

LE CIIOEIR DES FLOTS

Pouniuoidunc vous riiyai.s-ie?ôines\agiios clioiii->- !

J'oubliais votre voix, chère à mes rêveries,

Foyer inspirateur! Mais je reviens à vous.

Je viens revoir encor cet abrupte rivage,

Uii , jadis, s'écoula mon enfance sauvage,

En regardant vos fronts blanchis par le courroux.

Je chasse devant moi le sable de vos grèves.

Je m'assieds sur ces rocs, liinl chéris de mes ro\es.

Si jamais le destin loin de vous mappelait,

j:j(i .>IAKI.\i:s.

r.c'iToim des souvenirs (le mon atloleseente, J'invoiinernis encor \olre rude éloquence, VA \olre chant du soir, (juand le ciel s'étoilail î

Minez ees rocs! cliantez, mes vagues bien-aimées! Laissez-moi savourer ces brises embaumées l'ar les vapeurs des mers! A moi cet horizon , Où mon ame de feu, cenl fois s'est élancée, Prompte comme l'éclair ou comme la pensée; Où je voyais surgir votre blanche toison!

A moi le beau tableau de la plage marine, Où je sentais mon cœur grandir dans ma poitrine Lorsqu'elle s'emplissait des brises d'Archipel! A moi notre ciel pur, nos étoiles si belles! Des maritimes rocs à moi les fronts rebelles Que déchire l'éclair comme un brûlant scal(»el !

Mais je vois des pécheurs qui regagnent leurs huiles. Le goéland décrit d'inégales volutes

LE CIlOhL R DKS FLOTS. '2:JT

tn fuyant dans les airs. C'est le soir. Tout sendoil. Los nolschantentenchœur;etleuruuiriiiureesl vague

Comme le bruit des bois qu'un léger vent élague; lis s'adressent ensemble au noir rocher du bord :

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