‹ Marino FalieroChapitre 34 sur 77 · ACTE II, SCENE VIII · texte numérisé non relu

ACTE II, SCENE VIII

ISRAËL

Pour nous en délivrer.

Roi de sujets heureux?

Qu'ils soient libres par vous, et soyez roi par eux,

Je veux voir tes amis.

ISRAËL

Sur quel gage repose Le salut incertain de leurs jours que j'expose?

Ma parole en e«st un qu'ils doivent accepter.

ISRAËL

Sur ce gage en leur nom je ne puis pas traiter.

Il a suffi pour toi.

ISRAËL

Mais j'en demande un autre Pour garant de leur vie.

Et quel est-il ?

ISRAËL

La vôtre.

Tu veux que je me livre ?

ISRAËL

Et je dois l'exiger.

Chez toi?

ISRAËL

Non ; sous le ciel. Quand je cours un danger , J'aime les lieux ouverts pour s'y perdre dans l'ombre.

Quelle nuit choisis-tu?

ISRAËL

Cette nuit.

Elle est sombre.

ISRAËL

i3eile d'obscurité pour un conspirateur , Profonde, et dans le ciel pas un seul délateur.

Mais sur la terre ?

ISRAËL

™ - Aucun. Comptez sur ma prudence.

IN admettez qu'un seul homme à cette confidence.

n . , - FALIERO.

Qui donc?

ISRAËL

Votre neveu.

Non , j'irai seul.

ISRAËL

Pourquoi ?

Pour que ma race en lui vive encore après moi. Le lieu ?

la musique se fait entendre, tout le monde rentre

dans la salle de bal.

ISRAËL

Saint Jean et Paul.

Conspirer sur la cendre De mes nobles aïeux ranimés pour m'entendreî

ISRAËL

Ils seront du complot.

Et le plus révéré ,

Page 1