‹ Marino FalieroChapitre 41 sur 77 · FERNANDO, STÉNO · texte numérisé non relu

FERNANDO, STÉNO

STÉNO , qui est entré avec précaution , en ôtanl son masque.

Personne ! ah , respirons !

Il s'assied dans un fauteuil et se sert de son masque comme d'un èvantail.

Que la duchesse est belle!

Je la suivais partout. Point de grâce pour elle.

Regardant son masque.

L'heureuse invention pour tromper un jaloux ! Nuit d'ivresse !. . . un tumulte ! Ah ! le désordre est doux * Mais il a son excès : tant de plaisir m'accable. Dans ce moment on entre dans la galerie ; on s'y promène et l'ony danse.

FERNANDO , à voix basse.

Je vous cherche, Sténo.

STÉNO

Moi!

Je cherche un coupable.

sténo.

Dites un condamné, surpris par trahison.

FERNANDO

Vous vous couvrez d'un masque , et vous avez raison.

STENO , qui se lève en souriant.

Je sais tout le respect qu'un Doge a droit d'attendre.

FERNANDO

Vous le savez si peu, que je veux vous l'apprendre.

STÉNO

Mes juges , ce matin , Ton fait impunément ; Mais une autre leçon aurait son châtiment.

FERNANDO

Ma justice pourtant vous en réserve une autre.

STÉNO

C'est un duel?

FERNANDO

A mort : ou ma vie , ou la vôtre !

sténo.

Dernier des Faliero , je suis sûr de mes coups , Et respecte un beau nom qui mourrait avec vous.

FERNANDO

Insulter une femme est tout votre courage.

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