‹ Marion de Lorme. Le roi s'amuse. Lucrèce BorgiaChapitre 142 sur 305 · M. DE MONTMORENCY · texte numérisé non relu

M. DE MONTMORENCY

Il le paiera!

M. DE MONTCHENU

Misérable valet!

TRIBOULET, au roi.

Mais, sire, vous devez avoir parfois dans l’âme Un vide... — Autour de vous n’avoir pas une femme Dont l’œil vous dise non, dont le cœur dise oui!

Qu’en sais-tu ?

LE ROI

TRIBOULET

N’étre aimé que d’un cœur ébloui,

Ce n’est pas être aimé.

LE ROI

Sais-tu si pour moi-même

Il n’est pas dans ce monde une femme qui m’aime ?

TRIBOULET

Sans vous connaître ?

THÉÂTRE. IX

IMPRIMEIUE NATIONALE.

Eh ! oui.

A part.

Sans compromettre ici Ma petite beauté du cul-de-sac Bussy.

Une bourgeoise donc ?

TRIBOULET

LE ROI

Pourquoi non ?

TRIBOULET, vivement.

Prenez garde.

Une bourgeoise! 6 ciel! votre amour se hasarde.

Les bourgeois sont parfois de farouches romains.

Quand on touche à leur bien, la marque en reste aux mains. Tenez, contentons-nous, fous et rois que nous sommes,

Des femmes et des sœurs de vos bons gentilshommes.

LE ROI

Oui, je m’arrangerais de la femme à Cosse.

Prenez-la.

LE ROI, riant.

C’est facile à dire et malaisé

A faire.

TRIBOULET

Enlevons-la cette nuit.

LE ROI, montrant M. de Cosse.

Et le comte ?

TRIBOULET

Et la Bastille ?

LE ROI

Oh ! non.

TRIBOULET

Pour régler votre compte,

Faites-le duc.

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