‹ Marion de Lorme. Le roi s'amuse. Lucrèce BorgiaChapitre 15 sur 305 · ACTE II · texte numérisé non relu

ACTE II

LA RENCONTRE

GASSÉ.

Que dis-je ?

Pas de nouvelles? — Mais, un miracle, un prodige.

Qui tient depuis deux mois Paris en passion!

La fuite, le départ, la disparition...

BRICHANTEAU

De qui ?

GASSÉ.

De Marion de Lorme, de la belle Des belles.

BRICHANTEAU, d’un air mystérieux.

A ton tour écoute une nouvelle.

Elle est ici.

GASSÉ.

Vraiment! à Blois!

BRICHANTEAU

Incognito.

GASSÉ, haussant les épaules.

Marion! — Vous raillez, monsieur de Brichanteau!

Elle ici! Marion! elle qui fait la mode!

Mais c’est que de Paris ce Blois est l’antipode!

Regardez : — tout est laid, tout est vieux, tout est mal.

Montrant les tours de Saint-Nicolas.

Ces clochers même ont l’air gauche et provincial !

C’est vrai.

ROCHEBARON.

BRICHANTEAU

Douterez-vous que Saverny l’ait vue ?

Cachée ici ? déjà d’un grand amant pourvue ?

Lequel même a sauvé Saverny, s’il vous plaît.

De voleurs qui la nuit l’avaient pris au collet,

Bons larrons, qui voulaient faire en cette rencontre L’aumône avec sa bourse et voir l’heure à sa montre.

GASSÉ.

Mais c’est toute une histoire !

THÉÂTRE. — II

I M l' tll ML III £ NA

ROCHEBARON, à Brichanteau.

En êtes-vous bien sûr ?

BRICHANTEAU

Comme j’ai six besans d’argent sur champ d’azur!

Si bien que Saverny depuis n’a d’autre envie Que de trouver cet homme auquel il doit la vie.

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