‹ Marion de Lorme. Le roi s'amuse. Lucrèce BorgiaChapitre 174 sur 305 · ACTE III. — LE ROI · texte numérisé non relu

ACTE III. — LE ROI

M. DE PIENNE

Non, vraiment !

TRIBOULET

Se fait-il quelque bruit dans son appartement?

Il veut approcher de la porte. M. de Pardaillan le retient. M. DE PARDAILLAN.

Ne va pas réveiller sa majesté !

M. DE CORDES, à M. de Pardaillan.

Vicomte,

Ce faquin de Marot nous fait un plaisant conte.

Les trois Guy, revenus, ma foi, l’on ne sait d’où,

Ont trouvé l’autre nuit, — qu’en dit ce maître fou? — Leurs femmes, toutes trois, avec d’autres...

MAROT

Cachées.

TRIBOULET

Les morales du temps se font si relâchées !

M. DE COSSÉ

Les femmes, c’est si traître!

TRIBOULET, à M. de Cossé.

Oh ! prenez garde !

M. DE COSSÉ

Prenez garde, monsieur de Cossé!

M. DE COSSÉ

Quoi ?

TRIBOULET

Quoi ?

Je voi

Quelque chose d’affreux qui vous pend à l’oreille.

Quoi donc ?

M. DE COSSÉ

TRIBOULET, lui riant au nez.

Une aventure absolument pareille!

M. DE COSSE, le menaçant avec colère.

Hun !

TRIBOULET

Messieurs, l’animal est, vraiment, curieux.

Voilà le cri qu’il fait quand il est furieux.

Contrefaisant M. de Cosse.

— Hun !

Tous rient. Entre un gentilhomme à la livrée de la reine.

M. DE PIENNE

Qu’est-ce, Vaudragon?

LE GENTILHOMME

La reine ma maîtresse

Demande à voir le roi pour affaire qui presse.

M. de Pienne lui fait signe que la chose est impossible, le gentilhomme insiste.

Madame de Brézé n’est pas chez lui pourtant.

M. DE PIENNE, avec impatience.

Le roi n’est pas levé.

LE GENTILHOMME

Comment, duc! dans l’instant

Il était avec vous.

M. DE PIENNE, dont l’humeur redouble, et qui fait au gentilhomme des signes que celui-ci ne comprend pas, et queTriboulet observe avec une attention profonde.

Le roi chasse !

LE GENTILHOMME

Sans pages

Et sans piqueurs alors, car tous ses équipages Sont là.

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