ACTE I. — AFFRONT SUR AFFRONT
DEUXIÈME HOMME
Qu’est-ce que tu en veux faire?
PREMIER HOMME
Le mener chez la duchesse. — Et toi ?
DEUXIEME HOMME
Je veux le mener chez le duc.
PREMIER HOMME
Diable!
DEUXIÈME HOMME
Qu’est-ce qui l’attend chez la duchesse?
PREMIER HOMME
L’amour, sans doute. — Et chez le duc?
DEUXIÈME HOMME
Probablement, la potence.
PREMIER HOMME
Comment faire ? Il ne peut pas être à la fois chez le duc et chez la duchesse, amant heureux et pendu.
DEUXIÈME HOMME
Voici un ducat. Jouons à croix ou pile à qui de nous deux aura l’homme.
PREMIER HOMME
C’est dit.
DEUXIÈME HOMME
Ma foi, si je perds, je dirai tout bonnement au duc que j’ai trouvé l’oiseau déniché. Cela m’est bien égal, les affaires du duc.
Il jette un ducat en l’air.
PREMIER HOMME
Pile.
C’est face.
DEUXIEME HOMME, regardant à terre.
PREMIER HOMME
L’homme sera pendu. Prends-le. Adieu.
Bonsoir.
DEUXIEME HOMME
L’autre une fois disparu, il ouvre la porte basse sous le balcon, y entre, et revient un moment après accompagné de quatre sbires avec lesquels il va frapper a la porte de la maison où est entré Gennaro. La toile tombe.