‹ Marion de Lorme. Le roi s'amuse. Lucrèce BorgiaChapitre 254 sur 305 · ACTE I. — AFFRONT SUR AFFRONT · texte numérisé non relu

ACTE I. — AFFRONT SUR AFFRONT

DEUXIÈME HOMME

Qu’est-ce que tu en veux faire?

PREMIER HOMME

Le mener chez la duchesse. — Et toi ?

DEUXIEME HOMME

Je veux le mener chez le duc.

PREMIER HOMME

Diable!

DEUXIÈME HOMME

Qu’est-ce qui l’attend chez la duchesse?

PREMIER HOMME

L’amour, sans doute. — Et chez le duc?

DEUXIÈME HOMME

Probablement, la potence.

PREMIER HOMME

Comment faire ? Il ne peut pas être à la fois chez le duc et chez la duchesse, amant heureux et pendu.

DEUXIÈME HOMME

Voici un ducat. Jouons à croix ou pile à qui de nous deux aura l’homme.

PREMIER HOMME

C’est dit.

DEUXIÈME HOMME

Ma foi, si je perds, je dirai tout bonnement au duc que j’ai trouvé l’oiseau déniché. Cela m’est bien égal, les affaires du duc.

Il jette un ducat en l’air.

PREMIER HOMME

Pile.

C’est face.

DEUXIEME HOMME, regardant à terre.

PREMIER HOMME

L’homme sera pendu. Prends-le. Adieu.

Bonsoir.

DEUXIEME HOMME

L’autre une fois disparu, il ouvre la porte basse sous le balcon, y entre, et revient un moment après accompagné de quatre sbires avec lesquels il va frapper a la porte de la maison où est entré Gennaro. La toile tombe.

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