‹ Marion de Lorme. Le roi s'amuse. Lucrèce BorgiaChapitre 273 sur 305 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

DON ALPHONSE et RUSTIGHELLO, cachés; MAFFIO, GENNARO.

MAFFIO

La porte s’ouvre. Gennaro paraît.

GENNARO

C’est toi, Maffio? Veux-tu entrer?

LUCRÈCE B O RG IA.

MAFFIO

Non. Je n’ai que deux mots à te dire. Est-ce que décidément tu ne viens pas ce soir souper avec nous chez la princesse Negroni?

Je ne suis pas convié.

Je te présenterai.

GENNARO

MAFFIO

GENNARO

Il y a une autre raison. Je dois te dire cela, à toi. Je pars.

MAFFIO

Comment, tu pars?

Dans un quart d’heure.

MAFFIO

Pourquoi ?

GENNARO

Je te dirai cela à Venise.

MAFFIO

Affaire d’amour?

GENNARO

Oui, affaire d’amour.

MAFFIO

Tu agis mal avec moi, Gen

naro. Nous

nous quitter, d’être inséparables, d’être frères, et voilà que tu pars sans moi !

Viens avec moi!

GENNARO

MAFFIO

Viens plutôt avec moi, toi! — Il vaut bien mieux passer la nuit à table avec de jolies femmes et de gais convives que sur la grande route, entre les bandits et les ravins.

GENNARO

'Pu n’étais pas très sûr ce matin de ta princesse Negroni.

Je me suis informé. Jeppo avait raison. C’est une femme charmante et de belle humeur, et qui aime les vers et la musique, voilà tout. Allons, viens avec moi.

Page 1