‹ Marion de Lorme. Le roi s'amuse. Lucrèce BorgiaChapitre 66 sur 305 · SCÈNE VII · texte numérisé non relu

SCÈNE VII

Les Mêmes, MARION, LE MARQUIS DE NANGIS.

Le marquis de Nangis s’avance avec sa suite à quelques pas du roi, et met un genou en terre. Marion tombe à genoux à la porte.

Justice!

LE MARQUIS DE NANGIS

LE ROI

Contre qui P

LE MARQUIS DE NANGIS

Contre un tyran sinistre, Armand, qu’on nomme ici le cardinal-ministre.

IOO

Grâce!

Pour qui?

Didier. . .

MARION

LE ROI

MARION

LE MARQUIS DE NANGIS

Pour le marquis Gaspard

De Saverny.

LE ROI

J’ai vu ces deux noms quelque part.

LE MARQUIS DE NANGIS

Sire, grâce et justice!

LE ROI

Et quel titre est le vôtre?

LE MARQUIS DE NANGIS

Je suis oncle de l’un.

LE ROI, à Marion.

Vous ?

MARION, avec fermeté.

Je suis sœur de l’autre.

LE ROI

Or çà, l’oncle et la sœur, que voulez-vous ici ?

LE MARQUIS DE NANGIS, montrant tour a tour les deux mains du roi.

De cette main justice, et de l’autre merci.

Moi, Guillaume, marquis de Nangis, capitaine De cent lances, baron du mont et de la plaine,

Contre Armand Duplessis, cardinal Richelieu,

Requiers mes deux seigneurs, le roi de France, et Dieu.

C’est de justice enfin qu’ici je suis en quête.

Gaspard de Saverny, pour qui je fais requête,

Est mon neveu.

MARION, bas au marquis.

Parlez pour les deux, monseigneur!

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