SCÈNE III
Les Précédents, DIDIER.
DIDIER, s'avançant lentement du fond du théâtre sans être vu ni entendu des autres.
Marquis de Saverny !... — Je voudrais bien revoir Ce fat qui fut près d'elle effronté l'autre soir; J'ai son air sur le cœur.
BOUCHAVANNES, à Saverny qui cause avec Brichanteau.
Saverny !
DIDIER, à part.
C'est mon homme!
Il s'avance à pas lents, l'œil fixé sur les gentilshommes, et vient s'asseoir à une table placée sous le réverbère qui éclaire l'écriteau, à quelques pas de L'Angely, qui demeure aussi immobile et silencieux.
BOUCHAVANNES, à Saverny qui se retourne.
Connaissez-vous l'édit?
SAVERNY
Quel édit?
BOUCHAVANNES.
Qui nous somme De renoncer au duel?
SAVERNY
Mais c'est très- sage.
Oui, mais Sous peine de la corde !
SAVERNY
Ah! tu railles! — Jamais.
Qu'on pende les vilains, c'est très-bien.
BRICHANTEAU, lui montrant l'écriteau.
Lis toi-même.
L'édit est sur le mur.
SAVERNY, apercevant Didier.
Hé ! cette face blême Peut me le lire.