‹ Marion de LormeChapitre 27 sur 209 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

Les Précédents, DIDIER.

DIDIER, s'avançant lentement du fond du théâtre sans être vu ni entendu des autres.

Marquis de Saverny !... — Je voudrais bien revoir Ce fat qui fut près d'elle effronté l'autre soir; J'ai son air sur le cœur.

BOUCHAVANNES, à Saverny qui cause avec Brichanteau.

Saverny !

DIDIER, à part.

C'est mon homme!

Il s'avance à pas lents, l'œil fixé sur les gentilshommes, et vient s'asseoir à une table placée sous le réverbère qui éclaire l'écriteau, à quelques pas de L'Angely, qui demeure aussi immobile et silencieux.

BOUCHAVANNES, à Saverny qui se retourne.

Connaissez-vous l'édit?

SAVERNY

Quel édit?

BOUCHAVANNES.

Qui nous somme De renoncer au duel?

SAVERNY

Mais c'est très- sage.

Oui, mais Sous peine de la corde !

SAVERNY

Ah! tu railles! — Jamais.

Qu'on pende les vilains, c'est très-bien.

BRICHANTEAU, lui montrant l'écriteau.

Lis toi-même.

L'édit est sur le mur.

SAVERNY, apercevant Didier.

Hé ! cette face blême Peut me le lire.

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