ACTE DEUXIÈME
DIDIER
Tout de suite.
SAVERNY
Soit. — Vous n'usurpez pas la qualité susdite?
Une épée!
SAVERNY
Il n'a pas d'épée! Ah! pasquedieu ! „
C'est mal. On vous prendrait pour quelqu'un de bas lieu.
Offrant sa propre épée à Didier.
La voulez-vous? Elle est fidèle et bien trempée.
L'Angely se lève, tire son épée et la présente à Didier.
l'angely.
Pour faire une folie, ami, prenez Pépée
D'un fou. — Vous êtes brave, et lui ferez honneur.
Eicananti
En échange, écoutez, pour me porter bonheur, Vous me laisserez prendre un bout de votre corde.
DIDIER, prenant l'épée, amèrement.
Soit.
Au marquis.
Maintenant Dieu fasse aux bons miséricorde !
BRICHANTEATJ, sautant de joie.
Un bon duel! c'est charmant!
SAVERNY, à Didier.
Mais où nous mettre?
Sous Ce réverbère.
GASSÉ.
Allons, messieurs, êtes-vous fous?
On n'y voit pas. Ils vont s'éborgner, par saint George!
DIDIER
On y voit assez clair pour se couper la gorge I
SAVERNY
Bien dit.
VILLAC.
On n'y voit pas!
DIDIER
On y voit assez clair, Vous dis-je! et chaque épée est dans l'ombre un éclair! Allons, marquis!
Tous deux jettent leurs manteaux, ôtent leurs chapeaux, dont ils se saluent, et qu'ils jettent derrière eux; puis ils tirent leurs épées.
SAVERNY
Monsieur, à vos ordres.
DIDIER
En garde!
Ils croisent le fer et ferraillent pied à pied, en silence et avec fureur. — Tout à coup, la petite porte s-'entr'ouvre, et Marion en robJ blanche parait.