‹ Marion de LormeChapitre 38 sur 209 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

Les Mêmes, BRICHANTEAU.

BRICHANTEAU

Ah! deux mots à l'oreille.

Riant.

Mais, depuis qu'il est mort, il se porte à merveille!

SAVERNY, bas, lui montrant le marquis qui passe.

Regarde, Brichanteau. — Pourquoi m'as-tu forcé

De lui porter ce coup que j'étais trépassé !

Si nous lui disions tout? Veux-tu pas que j'essaie?

BRICHANTEAU

Garde-t'en bien ! Il faut que sa douleur soit vraie. Il faut qu'à tous les yeux il pleure abondamment. Son deuil est un côté de ton déguisement.

SAVERNY

Mon pauvre oncle !

BRICHANTEAU

Il se peut bientôt qu'il te revoie.

SAVERNY

S'il n'est mort de douleur, il mourra de la joip. De tels coups sont trop forts pour un vieillard.

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