‹ Marivaux, moralisteChapitre 1 sur 122 · VI DEDICACE · texte numérisé non relu

VI DEDICACE

son temps, et faire servir Vautre à la flétrir; c'est Vhonnête homme enfin, qui fut, autant que pouvait l'être ce génie charmant, V ennemi de tous ces gens de bien à outrance, faux-monnaijeurs en dévotion, selon V énergique expression de Molière, qui couvrent leurs friponneries d'une charité sophistiquée. C'est là le côté sérieux et solide de Marivaux, celui qui résistera le. mieux à l'oublieuse postérité.

C'est à ce titre, Monsieur, que V hommage de mon commentaire, ajouté à tant d'autres commentaires, ne m'a point paru trop indigne de vous être offert. Je ne l'adresse pas seulement à l'homme d'Etat illustre qui, dans les plus hautes dignités, na jamais cherché que les intérêts de son pays et la gloire de les servir; au grand citoyen, dont les conseils auraient conjuré tous nos désastres, s'ils eussent été écoutés; c'est encore et surtout à Vhomme excellent, au sage, qui consacre ses derniers jours à des études dont il fut l'honneur, et à des œuvres patriotiques qu'il aime, parce qu'elles font beaucoup de bien et peu de bruit.

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