‹ Marivaux, sa vie et ses œuvres, d'après de nouveaux documents; (volume 3)Chapitre 101 sur 360 · D'Alembert, p · texte numérisé non relu

D'Alembert, p

2. De La Porte, Préface de 1765, p. 21; Lesbros, p. 39. — L'acte d'inhumation de Marivaux a été brûlé, comme son acte de baptême, dans les incendies de mai 1871. Ses funérailles eurent lieu sans doute à sa paroisse, l'église Saint-E us tache, mais son nom ne figure pas dans la Liste des principales familles inhumées dans V église Saint-Eus tache, dressée par l'abbé Gaudreau (Notice historique et descriptive de l'église Saint-Eustache, 1855, p. 115 et suiv.). En 1763, la paroisse Saint- Eus tache était desservie par un cimetière situé au faubourg Montmartre, sur l'emplacement de la rue qui porte aujourd'hui ce nom. Ce cimetière fut supprimé en 1793.

3. De La Porte, Préface de 1775, p. 19 : « En acceptant le titre de sa légataire universelle, (elle) a continué noblement d'être sa bienfaitrice après sa mort. -

4. « Sa seule inquiétude (en mourant) se portait sur les infortunés qu'il avait adoptés; il les légua à Mlle de Saint- Jean, qui accepta la donation, trait d'amitié qu'il est impossible de rapporter sans attendrissement ». (Petitot, Notice sur Marivaux, dans le Répertoire du Théâtre-Français, t. XXII. p. 25).

5. La Gazette de France, qui consacrait quelques jours auparavant à Louis Racine un article nécrologique relativement développé, s'acquitte envers Marivaux avec une courte note. Le Mercure, dont Marivaux avait été si souvent le collaborateur, enregistre la mort de plusieurs personnages plus ou moins obscurs, et ne fait aucune mention de celle de Marivaux. 11 sentit, cependant, ce que ce silence avait de singulier et il répara un peu tard cette négligence en se faisant adresser une Lettre sur M. de Marivaux, qu'il inséra dans le volume de juin 1764. Cette lettre, signée « l'abbé D. L. P. », c'est-à-dire - de La Porte »,

marquants de correspondances intimes et de journaux personnels, Grimm et Collé *, donnent un peu plus de développement à leur notice nécrologique, mais ni l'un ni l'autre ne parlent de Marivaux avec cet accent d'intérêt qu'excitent d'ordinaire ceux qui disparaissent après avoir tenu une grande place. Pour eux, Marivaux appartient au passé et le présent aime d'autres talents; ils ne pensent pas que l'avenir doive s'occuper beaucoup de celui qu'ils traitent avec une politesse un peu pressée. La postérité revisera ces jugements.

reproduit la notice pubUée par cet auteur dans l'Observateur littéraire.

1. Il faut y joindre Bachaumont, très court, comme la Gazette (Mémoires secrets, t. I, p. 176.)

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