La Vie de Marianne, deuxième partie
2. Après Marivaux, les mœurs populaires trouvèrent un peintre fécond, énergique et cynique dans Restif de la Bretonne, dont le premier roman est de 1767. (Voir, sur Restif et son œuvre, Ch. Monselet, Restif de la Bretonne (1852), et P. Lacroix, Bibliographie et iconographie de Restif de la Bretonne (1875).) Parmi les romans de Restif, il en est deux qui se rapprochent singulièrement, par l'idée première, des deux romans de Marivaux ; ce sont le Paysan perverti (1775), et la Paysanne pervertie (1784), où Ton retrouve les données de Marianne et du Paysan parvenu prises à rebours. Non que Restif ait voulu imiter Marivaux, qu'il n'aimait pas (« Marivaux te gâterait », dit-il dans son Paysan, t. 1, p. 142), mais, traitant le même sujet, il se rencontre souvent avec lui.