‹ Marivaux, sa vie et ses œuvres, d'apres de nouveaux documents (volume 4)Chapitre 100 sur 346 · Lettre citre ijar I.rsl>ros, p · texte numérisé non relu

Lettre citre ijar I.rsl>ros, p

2. (Idlli', Jouniiil. t. Il, p. 2<SS; Lcsbros, p. 37; D'AleinlxM'l, p. r.ii.

3. ^larmontel, Mémoires, liv. VII, et Almanach 7-oi/al de 1762, p. 3o8. A cette époque, les maisons en façade sur la rue de Richelieu ouvraient par derrière, jusqu'à la hauteur de la rue Neuvc-des-Petits-Champs, sur le jardin du Palais-Royal. C'est de 1781 à 1781) (jiie le duc d'Orléans fit construire, en bordure sur le jardin, les fameuses galeries et les rues de Valois, de Reaujolais et de Monli)ensier.

MARIVAUX ET m''^ DE SALNT-JEAN. 145

colie : « Il fut assez heureux, disait-il, pour trouver, longtemps après (la mort de sa femme), un autre* objet d'attachement, qui, sans avoir la vivacité de l'amour, remplit ses dernières années de douceur et de paix.... C'est surtout lorsque le temps des passions est fini pour nous que nous avons besoin de la société d'une femme complaisante et douce, qui partage nos chagrins, qui calme ou tempère nos douleurs, qui supporte nos défauts. Heureux qui peut trouver une telle amie! plus heureux qui peut la conserver et n'a pas le malheur de lui survivre * » ! Cette manière de parler avec délicatesse de choses délicates est autrement appropriée au sujet que la touche lourde et brutale de Collé, qui, lui aussi, parle de cette liaison, mais sur un ton de commérage et dans des termes tout à fait fâcheux pour Marivaux : « Si j'en dois croire, dit-il, une vieille demoiselle Saint-Jean, avec laquelle il demeurait depuis près de trente ans ('?), elle l'avait soutenu pendant plusieurs années, et il avait vécu à ses dépens; et indépendamment que je ne crois pas que cette bonne fille mente, la dépense que Marivaux faisait et aimait à faire me persuade aisément qu'elle n'avance rien à cet égard qui ne soit vrai '. » Collé ne nous fera pas croire qu'après de longues années de dévouement, Mlle de Saint- Jean ait ainsi parlé de l'ami perdu. Au reste, un acte authentique, récemment découvert^, nous prouve que Marivaux, en acceptant l'hospitalité de Mlle de Saint-Jean, apportait sa part de revenus dans la communauté et qu'il lui laissa autre chose que des dettes. C'est un acte, passé le 16 octobre 1757, devant

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