‹ Marivaux, sa vie et ses œuvres, d'apres de nouveaux documents (volume 4)Chapitre 12 sur 346 · D'Alembert, p. 614, n · texte numérisé non relu

D'Alembert, p. 614, n

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dans leurs œuvres; à plus forte raison ses autres contemporains.

Où donc s'adresser pour retrouver ces menus faits qui servent à reconstituer la physionomie de l'homme et dont la curiosité littéraire est si friande aujourd'hui? Aux sources peu nombreuses où d'Alembert lui-même avait puisé \ aux œuvres de ceux qui avaient pu connaître Marivaux et prononcer son nom par hasard, lui consacrer une ligne, un mot, aux journaux littéraires du temps, aux correspondances, aux almanachs, aux recueils d'anecdotes, enlîn aux documents inédits. C'est ce que j'ai fait ^. Je ne me

1. La première étude biographique et lilléraire sur Marivaux fut pui)liée de son vivant, quatre ans avant sa mort, par l'abbé de La Porte, dans l'Observateur littéraire de 17o9, t. I, p. 73 et suiv. ; elle est assez détaillée, impartiale et généralement judicieuse; après le travail de d'Alembert, c'est la source la plus considérable et la plus sûre de renseignements sur notre auteur. Elle fut reproduite, avec quelques détails nouveaux, en tête de l'édition des Œuvres diverses de Marivaux, publiée en 1765 par le libraire Duchesne, et de l'édition des UEuvres cornpli'tes, publiée en 1781 par la veuve Duchesne. Vint ensuite un Élo;/e, qui mérite bien peu son titre, dans le Nécrolorje des hommes célêbi'es, de 17G4, publié par Palissot : c'est vmc satire dédaigneuse des œuvres et du caractère de Marivaux. En 1769, un polygraplie aujourd'hui très obscui', Lcsbros de la Versane, faisait paraître VEsprit de Marivaux ou Analectes de ses ouvrages, précédé d'un Élof/e historique de cet auteur. Ce travail, assez étendu, est un panégyrique sans réserves de l'homme et de l'écrivain; il respire comme une ferveur de reconnaissance; l'auteur a dû connaître particulièrement son modèle et ressentir ses bienfaits; on y trouve de nouveaux renseignements, nombreux et précis, et deux lettres inédites de Marivaux, très intéressantes, adressées sans doute à Lesbros lui-même, bien qu'il ne le dise pas.

C'est dans ces divers écrits que d'Alembert a puisé les éléments de son Éloge. Il y a joint, pour les relations de Marivaux avec Fontenelle, les renseignements contenus dans les Mémoires pour servir à l'histoire de la vie et des ouvrages de M. de Fontenelle, par l'abbé ïrublet, 17o9, et ce qu'il pouvait savoir par lui-même.

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