D'Alembert, p. 599 et 620, n
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reposer de ses fatigues crécrivain et d'homme du monde. A la fin de l'hiver, lorsque Marivaux était las de ses succès mondains, il venait prendre chez elle ses quartiers d'été. Elle l'emmenait à la campagne * et le rendait à Mme de Tencin, prêt à recommencer ses dépenses d'esprit, ses conversations et ses lectures. Quant à Mme de Tencin, non contente de lui procurer les plaisirs élégants qu'il aimait et de lui donner chez elle une des premières places ^, elle se chargeait même d'avoir de l'ambition pour lui.
Marivaux avait près de cinquante ans, et il n'était pas encore de l'Académie française, qui avait accueilli depuis longtemps La Chaussée, Destouches et Danchet. En effet, au dire de ses biographes, « jamais il n'avait songé à briguer cette faveur, peut-être même à la désirer ^ », non par dédain, mais par « modestie sans fard * ». Ils exagèrent un peu cette modestie ou ne sont pas très bien renseignés. Marivaux répugnait sincèrement aux intrigues académiques et il disait de quelques-uns de ses prédécesseurs : « Ces parvenus de la littérature mieux pourvus d'adresse pour usurper que de titres pour obtenir, ont eu le secret que je ne pourrai jamais apprendre d'employer à leur petite fortune de bel esprit plus de bons amis que de bons ouvrages ^ ». Mais, s'il ne posa pas ouvertement sa candidature avant 1742, du moins laissa-t-il mettre son nom en avant. En efl'et, dès 17IÎ2, l'abbé d'Olivet écrivait au président Bouhier :
\. Li'sliros, p. 37.
2. Il faisait, partie de son cnrclc \o plus intime et Piroii {Œuvres, l. VI, p. 37) le rangeait parmi les « sept sages » de la marquise; c'étaient, d'après lui, Mirabaud, Mairan, de Bozc, Duclos, Fontcnelle et Marivaux.