‹ Marivaux, sa vie et ses œuvres, d'après de nouveaux documents;Chapitre 119 sur 445 · L'onnui naquit un jour do l'uniformitë · texte numérisé non relu

L'onnui naquit un jour do l'uniformitë

Vers souvent attribué à La Fontaine et qui est de La Motte {Fable<j IV, 15).

3. Et CCS découvertes sont nombreuses. Un contemporain de Marivaux^ le marquis de Paulmy, fait cette remarque : « On pourrait dire de cet observateur moraliste ce que M. de Fontenelle a dit si ingénieusement d'un physicien, qu'il prit cent fois la nature sur le fait. » (Bibliothèque des t^of/mnSf octobre 1775, t. il, p. 127.) H y a plus : Théophile Gautier voit dans cette manière de représenter l'amour toute une révolution, qui assurerait à Marivaux une supériorité sur Mulière : « Chex Marivaux, dit-il, on commence à sentir le véritable cœur humain. A travers mille fanfreluches coquettes, on découvre quelque chose de bien nouveau pour le temps^ l'analyse sérieuse de l'amour. Molière, qui excellait dans la peinture des caractères en toute autre chose, n'avait fait vibrer qu'une seule fois cette corde- là, dans le Misanthrope; autrement ses amoureux sont de simples jeunes premiers, n'émettant que des sentiments traditionnels et se ressemblant tous. Ce sont les Pamphile et les Chéréas de la comédie kttine, — des' amoureux si l'on veut, des gens qui aiment, jamais. » (Histoire de l'art dramatique^ t. V, p. 292.) M. Th. de Banville porte le môme jugement: suivant lui, c'est dans le théâtre de Marivaux que l'amour € est maître et seigneur pour la première fois^ car, cliez Molière et Hfgnard, il n'apparaît qu'au second plan, dans les scènes de convention et tout d'une pièce. » (Le National, 9 juiUet 1877.)

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