MANUSCRITS
1. Bibliothèque de l'Arsenal. Fonds d'Espagnac. Pièces de théâtre, rôles détachés. T. I, n^ 3112 (ancien 53, belles-leltres françaises). Copi€ de quatre rôles de la Femme fidèle, pièce inédite de Marivaux : le marquis, la marquise, M"'" Argasie, Goias (voy. ei-4e6sus, p. 312 «I cî-aprés, p. 615); folios 210 à 241, in-folio, sauf de 224 à 237, qui «ont in-4.
Haute, grosse et belle écriture de copiste. Daas le folio 2Si, verte, rôle dm marqeis, uoe ligne de l'écriture de MarÏTanx : c Le nerqvH es4 nort^ je ne pouvois vivre, il faut en conscience que je certifie qu'il vit eaeere. »
Lee Cilieft 235 et 236 f ont une femile double de papier à lettie. Deux verso et un recto en blanc ; le premier veno cooèieBt U dereièce scène de
1. Pierre Laujon (1727-1811), tatour dramatique et cbanaonnier, secrétaire des eenmandements du cumto de Clermont, puis du prince do Condë et orfanisateur des fêtes de Chantilly, enfin l'un dos fondateurs du Caveau ancien et de Gmeas lUMkme.
la pièce et il est tout entier de la main de Marivaux ; écriture longue el l^êle. En voici la copie :
M"^* Argante
Ma fiUe, je vous avertis que nous faisons arrester cet homme là qui refuse par pur interest de certifier que le marquis est mort.
Le marquis
Je ne sauroiSy madame^ il faut en conscience que je certifie qu*U vit encor.
j|f"»« Argante
Ah que vois je. C'est luy même.
La marquise
Ouyy ma mère, cest luy, cest luy que je tiens et que jembrasse.
3fme Argante
Monsieur, je nay plus rien adiré, jugez de mon embarras, et je me sauve bien confuse de tout ce qui sest passé.
Dorante senfuyant Personne icy nest plus déplacé que moy.
La marquise Ni personne qui puisse me le disputer en ravissement.
2. Bibliothèque de l'Arsenal. Même recueil, t. II, n^ 3113, folios 452 à 463. Copie du rôle de la comtesse du Legs.
Folio 453, recto. Il rectifie une erreur du copiste. Celui-ci avait mis : « Il est vrai; c'est de vous qui m'entretenoit; » Marivaux biffe € qui > mat à la place « dont il, > puis biffe tout un passage.
Folio àbà, verso. Dans cette phrase : a Car vous êtes si réservé, si retena avec eux, » Marivaux a biffé « car » et c si » en remplaçant cdui-ci par « trop, » et « si retenu^ » en Ajoutant « avec eux. »
Dans les folios suivants, des lignes, des répliques, des fragments entiers de dialogue sont biffés, probablement de sa main.
Folio 457, verso. La comtesse dit : « Est-ce une déclaration d*aroourqae vous me faites? > Marivaux biffe, dans la réponse do marquis, « oh! pas do tout; » et met à la place : « Mais quand ce seroit vous », puis bille sa correction, avec une partie de ce qui suit.
Folio 459, recto; correction de la main de Marivaux : « on se » au lies de a dont je me moque. »
Folio à^O, verso. 11 rétablit, de sa main, une omission : « M. le H^ vous aime ; — cela se peut bien Lépine. »
3. Bibliothèque de TArsenal. Même recueil, t. H, n« 31 13, folios 715 à 734. Copie c pour M^-* Gaussin > du rôle de Lucile dans les Ser* ments indiscrets.
Bien de la main de Marivaux. Belle écriture de copiste en très grosses lettres.
4. ÂrchlTes de Ja Goroédie-Française, Carton i, n^ iS. — Annibal, tragédie en cinq actes et en vers.
€ahier broché in-folio de 31 feuillets et une page blanche, reliés par trois faveurs bleues^ avec -cette mention sur la dernière feuille : « Veu, de Saudry. » Il est en très bon état, quoique jauni par le temps. Jusqu^à présent on avait prêté fort peu d'attention à ce manuscrit, précieux par son extrême rareté ; on ne le croyait même pas de Marivaux, bien que l'écriture soit tout à fiut semblable à celle de la lettre autographe que possède le même théâtre. I>e Texamen comparatif auquel nous nous sommes livré avec M. Monval, il résulte pour nous jusqu'à l'évidence que ces deux pièces sont de la même main.
L'écriture d*Annibal est très nette, allongée, un peu grêle, très soignée dans les dix-sept premières feuilles. A partir de la dix-huitième^ l'écrivain se fatigue ; il va plus vite, serre ses lignes et soigne moins ses lettres. Il y a, dans le corps du manuscrit, plusieurs corrections de la même main que l'écriture primitive^ mais qui semblent faites beaucoup plus tard, sans doute lors delà reprise qui eut lieu en 17A7. U n'entre pas dans notre cadre de relever ces repentirn^ surtout pour une œuvre aussi médiocre qa'Annibai; nous nous contentons de les signaler aux futurs éditeurs de Marivaux et de citer, à titre de curiosité, deux pauvres vers qui terminaient d'abord la pièce, et qui sont raturés dans le manuscrit. Flaminius finit ainsi ses adieux à Pruaias :
Seignear, jo vais i Home, où vous pouvez attendre De mon zèle pour vous les seruices d'un gendre.
5. Archives de la Comédie- Française. Carton 36, n® 416. — La Réunion des Amours,
Manuscrit de la main du copiste de la Comédie. Cahier broché in-folio de 42 feuillets, en bon état et d'une écriture très nette; intéressant à consulter à cause des suppressions faites en vue de la représentation : des mots, des phrases, des scènes entières, sont raturés ou biffés et pourraient, dans une édition critique, fournir de nombreuses variantes. Rien n'est de la main de Marivaux. A la dernière page : « Yeu, Permis de représenter. A Paris, ce 23 octobre 1731. y
6. Archives de la Comédie-Française. Carton 24.,n«270. — Le Legs.
Manuscrit de la main du copiste de la Comédie. Cahier broché in-folio de 23 feuillets, en bon état et d'une grosse écriture ronde très lisible, avec les corrections suivantes qui pourraient être de la main de Marivaux :
Onsième feuillet, recto. La phrase du marquis (scène x) : « Je ne passe jamais, moi ; je dis toujours exprès » est biffée et remplacée par : « Je dis toiigours exprès. » Les textes imprimés conservent la première phrase.
Même feuillet, verso. Dans la phrase du marquis : « Vous me flattes, vous encourages ma franchise, » le correcteur sgoute cette réticence : «Mais....» qui n'est pas dans les textes imprimés.
Ibid, Le correcteur supprime dans la réponse de la comtesse : « Je vous encourage, mais en êtes- vous encore là, » et depuis « qu'il n'y a que l'impossible jusqu'à « entendez- vous! »
7. Archives de k Gomédie-Frsnçane. Carton 30, n* 383. — Le Pré-
jugé vaincu.
Manuscrit de deux maioa de copule différentes, «vea do certeetîeos de récriture de Marivaux. Cahier broché în-foUo de 20 feoUiets, en boo ^«* d'une grosse écriture ronde, les 18 premiers de la même roaio, les desx derniers d*une main dHlérente. Beaucoup de suppmssieiM et de héqueU^ très intéressants pour une édition critique. Toutes les eorreetlen é^ l>mtev sauf la dernière, se trouvent a« recto des foiidiets et svnt les siitv«nles z
Huitième feoillct. En narge de la réptiqoe de Beranle r « Ah ! dhÂbb ne fût-ce qu'en ma feiveur,... d etc. (scène x), MarvvMar a mis • be» v «r au-dessus « laisser d. En aiarge de hi réplique d'Aa^Hqae r c Cela mt '^mm regarde pas,... » etc., fl a rm^: t Laiseer, ben, laisser, n an liea 4e : « Sans doute; on a des places,... » efe., il derit : « J^mêends; e» a de» places,... etc. Les textes imprimés conservent : « Sans doute. »
Onzième fesfHet. An Heu de : e Lisette fe trompe à hne et aile » (scène vu), Marivaux écrit au crayon : a Lisette /Mf rotiipre à ferce ée zèle. » Les textes imprimés erniservenl « ee treoipe. »
Douzième feuillet. Angéllqtie disait dHsbevd : <r C'est toi qeî g'et qu'une étourdie, qui n'as pss eu un grtmd jdgeneiit avec Id » (seèse ^i^. y vaux corrige an crayon et loi fkit dire : « h moindre jogeiaeiit. s Cette rection a passé dans les textes imprimés.
Treizième feuillet. Angélique disail d'M^i r <r £/ foMt ce que je im rois faire. » Marinmx corrige «r et » par aAk ! a, qui s passé dans les U imprimés ; en revanche ceux-ci mettent étire asi lieu de faire ^ .
8. Bibliotlièque nationale, manuscrits, fonds français» n<> 2549i .
La Méprise,
1 vol. in-ft2 de 127 pages et & feuillets non chiffrés, relié en veau pleia et intitulé : « La Méprise^ comédie d*un acte pour les Italiens. » Gepfe d'me très belle écriture. Pas de nom d'auteur, ni de signature 4b copiste; iîsb ^ Mariva«u I^ovieot du fouds La Vallière, n<> 186.
9. Bibliothèque nationale^ mainiscritï, fonds français, n« S 193. Le PeUt'MaUr^ corrigé.
1 vol. in- A de f ftd f^inéfs ^donl a Iblancs, sans paginafioB, niié mÊ-fmm plein et intitulé : a Le Peirt-maitre corrigé, eoméâie, » A la deraièn page : « Il est permis de représenter à paris ce 39 8^ 17M. Signé Méraolt » Copte très nette, mais moins belle que la précédente, écrite par trois mains difKrentes, pas de nom d'amtear ai M it^utiira; lien de Maiimn p^ovisntdtt £ftDds La ValUèce, n<» 84.
10. DuTÎqaet dit que le mâsmscrît ét^n'SmrpriH Ée PAmowr^^UKà
1. U Coiiuidie-FVançaîse oiTC siss Soitte, i Torif^tni, phaleuniaafcw toaminil» d« Marivaux. On ne sait ni qoiadni coimieiK ils se «wl pafdns. lèsarcMTèt da aujourd'hui très rfehn et ■tftiana wmtie fèm ffaad «ta par M. Owfw dtaiont «neorv, lersqae H. Ltea (MUaid ee d««iBt le eoMSerrotw, «i %Ub, «as m état ëéptoraMtf de déiofdaa aide eéglidwo»: haaMonp àê piàcoe a'étaiiat pordiiM dut les divers dëmënagements de la Comédie; le reste se défendait cimiaei] poo^tconln lBa«ata,-.la moiaiaMva» la poussière» sans doute aussi contre les visiteurs peu délbab. H. Gaillard coiameufia, avec beaucoup de sèle, h les damer et & tes énri^lr. Tojcs, pour plus de détails, René Delorme, U Mutée de la ComédU-franfmiêe, p. ff97 si suivantes.
«ncore de sod temps et prétend Tavoir eu sous les yeux. Voy., cidessus, p. 542, n. 2, et ci-après^ p. 595, n. 3.
11. On voit parle Catalogue de la Bibliothèque de Pont-de-Veyle <1774, in-8, p. U6, n*" 1078), que le poêle ami de N"'<' du DefTand et neveu de M"' de Tencin, possédait le manuscrit d'une pièce de Mari- Taux, la Commère, aujourd'hui perdue.
12. M. de Soleinne avait une copie de VReiireme Surprise (Catalogue de sa bibliothèque, t. II, première partie, p. 67, n'* 1657). Nous ae savons ce qu'elle est devenue.