‹ Marivaux, sa vie et ses œuvres, d'après de nouveaux documents;Chapitre 429 sur 445 · Quatre comédies · texte numérisé non relu

Quatre comédies

Le Dictionnaire portatif des théâtres, de Léris, nous apprend qu'un médiocre recueil, composé sur le plan de celui de Macrobe, les Saturnales françaises (Paris, 1736, 2 vol. in-8), était attribué à Marivaux. Or« il y a dans ce recueil quatre comédies signées Thomas Croquet et intitulées : le Médisant^ lei Effets de la prévention, le Triomphe de l'Amitié, V Inégal, M. Ed. Fournier, faisant dire à Léris plus qu'il ne dit, conclut de là que l'auteur du Dictionnaire des théâtres « attribue avec raison ces pièces à Marivaux*. » C'est identifier bien vite Marivaux avec Thomas Croquet. Rien ne prouve, au contraire, que ces quatre pièces, sans intrigue et sans style, puissent être attribuées à notre auteur "*,

1. Œuvres de Marivaux, t. VII, p. 370 ; jugement sur le Paysan parvenu. Il analyse la trois parties supplûinentaircs comine si elles étaient do Marivaux, mais il reconnaît exprcs^cment (t. Vill, p 456, n. 1) que la dernière t n'est ni de Marivaux, ni de ringénicuse continuatrice de Marianne, »

2. Il reproduit l'apprcciation do Duviquet : < Le Paysan parvenu n'a pas plus de conclusion que Marianne. La fin de la liuilicme partie — Duviquet l'a dit avec raisoa — n'est certainement pas de Marivaux. » (P. xxx.)

3. Cette suite do M*^ Riccoboni est donnëe par M. J. Feury (p. 371 et suiv.), qui discute en dclail et d'une manière très probante (p. 192 à 20:2) la fausse attribution faite à l'in^'ënlcusc diuule de Marivaux d'une fin indigne do tons deux. La lecture de cette suite confirme l'apprëciation f1altcu<«c de d'Alenibert (voy. ci -dessus, p. 82, n. 2), qui est, au contraire, fort sévère pour les autres continuateurs, « malheureux écrivains qui se sont charges, s;ins qu'on les en priât, de finir les romans de Marivaux > et qui H ont eu, dans cette entreprifc, un succès digne de leurs talents. » (P. 588.)

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